• Peu de français se souciaient en février 1989, un mois avant les élections municipales dans notre pays, de la Roumanie, ce lointain pays des Balkans. Pourtant, nous aurions eu bien des raisons de nous intéresser à cette nation qui, depuis, a signé son adhésion à l'Union Européenne dont le traité est entré en vigueur le 1er Janvier 2007.

    Pourtant en 1989, à peu près tous les roumains ayant dépassé l'école primaire parlaient ou comprenaient le français et les intellectuels ont toujours considéré Paris comme leur centre de référence. 

    A cette époque, les roumains subissaient une tragédie sans équivalent dans leur histoire. Nicolas Ceaucescu, le dictateur qui dirigeait le pays avait déclenché une série d'entreprises aussi dénuées de  sens commun que ruineuses pour les habitants.

    Une partie des monuments anciens et des vieux quartiers de Bucarest ont été rasés pour laisser place à une voie triomphale et un palais à la gloire du dictateur. Le gouvernement roumain décida, de façon arbitraire, de renoncer à tout crédit étranger et de rembourser par anticipation toutes ses dettes. Pour ce faire, afin de dégager des surplus à l'exportation necéssaires à ces remboursements anticipés, le pays est privé de lumière et de chauffage en hiver ainsi que des denrées alimentaires essentielles pour nourrir la population.

    Il y eut plus grave : le pouvoir voulait réorganiser complètement les campagnes. Des villages allaient être rasés et leurs malheureux habitants contraints, quel que soit leur âge, de quitter leur domicile où ils avaient passé toute leur vie pour s'installer dans des immeubles infâmes.

    Cette métamorphose qui avait déjà commencé près de Bucarest, allait mettre fin à la vie rurale traditionnelle du pays en transformant tous les paysans en citadins déracinés, coupés de leur voisinage et privés de leur mode de vie traditionnelle. (1).

    (1) texte : A. de Tarlé. O.F.

    C'est dans ce contexte dramatique qu'en mai 1989, sur proposition de la Coordination "Opération Villages Roumains", FILLÉ adopte le village roumain de CERVICESTI en MOLDAVIE, à l'extrême nord-est de la ROUMANIE, non loin de l'Ukraine, village destiné à être rasé sous l'administration de CEAUCESCU. On pensait ne jamais connaître ce village ; or suite aux évènements de décembre 1989, ce parrainage prend une toute autre dimension.

    AINSI NAQUIT LE PARRAINAGE HUMANITAIRE ENTRE FILLÉ sur SARTHE et CERVICESTI en MOLDAVIE (Roumanie).

    La Moldavie roumaine se situe à l'ouest du Prout et comprend 8 départements coincés entre la république de Moldavie située à l'est du Prout, successeur de la République socialiste socialiste de Moldavie et la Transylvanie en Roumanie. La ville principale de la Moldavie est Botosani. Cervicesti fait partie des neuf villages composant la commune de Mihai Eminescu (commune qui a pris le nom du poète romantique le plus célèbre de Roumanie  qui a passé son enfance dans le village d'Ipotesti.

    Déjà en Janvier 1990, le Maire de Fillé reçoit une lettre adressée par les élus de CERVICESTI, en ses termes : "Nous sommes très heureux que notre village CERVICESTI ait été adopté par votre commune. Pour nous, c'est un geste d'un véritable encouragement moral pour nous aider à dépasser les évènements tristes et difficiles par lesquels nous sommes passés à cause de ce nommé "plan de systématisation" qui n'était pas en accord avec nos intérêts et la vie paisible des habitants de notre village... Nous avons l'intention de construire une école, en ce moment nos enfants apprennent dans un bâtiment impropre ; d'enrichir le fonds de la bibliothèque scolaire, et surtout avec une bonne littérature, y compris la littérature française parce que nos enfants étudient le français ; de développer notre village et les espaces destinés à l'enseignement, à la culture pour réussir à nous intégrer parmi les villages civilisés..."

    Ce courrier a causé un vif émoi et il a été perçu à Fillé et ses alentours comme un appel en suscitant un élan de solidarité déjà amorcé. Dans le but d'apporter une aide adaptée et suivie, une quinzaine d'élus de villes et communes des Pays de la Loire dont Gérard CHOISNET, Maire de FILLÉ se rendent à la Mairie d'Orvault (44) pour prendre part à une réunion visant à organiser une action coordonnée entre ces diverses villes et communes parrainant des villages de la province de Botosani.

    C'est ainsi que le mardi 13 Février 1990 au matin, un camion gracieusement affrété par la ville d'Orvault avec à son bord plusieurs élus dont le Maire de Fillé prend la direction de la Moldavie et notamment du village de CERVICESTI en emportant diverses denrées alimentaires, vêtements, produits agricoles, fournitures scolaires, médicaments et produits de première nécessité grâce aux dons des habitants de Fillé et bien d'autres personnes de l'extérieur.

    Lors de ce premier voyage, le maire de Fillé emportait dans ses bagages les cartes postales, messages et dessins d'enfants et en retour, il ramenait les messages chaleureux des habitants de CERVICESTI. Durant les cinq jours qu'il a passé sur place le Maire de Fillé, guidé par les élus locaux a pu visiter cette province de Botosani située à l'extrême nord-est de la Roumanie dont la plupart des habitants vivait dans une extrême pauvreté. Il a eu l'occasion d'accompagner Dan, le médecin lors de visites de malades, un parcours effectué à travers la campagne en charrette à cheval. La visite du dispensaire qu'il avait effectuée ensuite a très vite justifié ces diverses réactions. En effet, un docteur, une assistante mais pas de matériel, même pas de coton hydrophile.


    photo collection particulière

    Le Maire de Fillé à la rencontre des élus locaux ; au centre l'instituteur de la commune voisine et interprète du groupe.

    ci-dessous, le maire de FILLÉ entouré des enfants de l'école de CERVICESTI.


    photos collection particulière

     

    Ci-dessous : le groupe folklorique roumain RAPSOZZI-BOTOSANILOR accueilli par leurs hôtes de FILLÉ

    avec au premier rang un jeune artiste de douze ans, Narcisse.

     

     
     
     

    roumains - diaporamas       soirée folklorique roumaine inédite à la Maison du Temps Libre de FILLE.

    De cette première visite en Roumanie, en Février 1990, d'une quinzaine d'élus des Pays de Loire - dont Gérard CHOISNET, maire de FILLE - naquit la passion d'où devait naître l'association France-Roumanie-Carpates-Moldavie. Or, à l'initiative de cette association, le groupe folklorique RAPSOZII-BOTOSANILOR a entamé une tournée dans toute la France en 1991.

    Après ALENCON et ARNAGE, la commune de FILLE les accueillait pour une grande soirée de folklore et d'amitié avant leur passage à la Suze prévu le lendemain. Après une nuit passée chez l'habitant, un petit déjeuner pris en commun avec leurs hôtes filléens mit un terme attristé et ému à cette inoubliable visite roumaine à FILLE car déjà, la SUZE les attendait.

    Tout le groupe roumain a gardé un excellent souvenir du chaleureux accueil que leur ont réservé les habitants de FILLE.

    En 2000, le village de Cervicesti s'était également doté - comme Fillé en 1992 - d'une nouvelle école :

     

     

    cervic11.jpg


    En 2000, le directeur de la nouvelle école de CERVICESTI - une école toute neuve comme celle de Fillé - adresse un courrier très émouvant à l'association de Parrainage de Fillé-sur-sarthe. Cette école possède même internet. Peut-être qu'un jour les élèves de Fillé et de Cervicesti pourront-ils s'adresser des messages via internet ?

    En 1993, grâce à l'association de Saint-Biez-en-Belin présidée par Madame Maryse THOMAS, nous avions pu faire parvenir à l'école neuve de Cervicesti, les anciens bureaux des vieilles classes de Fillé dans le cadre de l'opération "Camions école" créée avec la préfecture, AFPA, Mission locale et l'école de conduire Savare. Auparavant, au moyen d'un autre convoi, des lits du Centre Hospitalier du Mans ont été acheminés à l'hôpital de Botosani, la ville principale près de Cervicesti 

     

    DECOUVRONS LE VILLAGE DE CERVICESTI

     

     

    Le nom du village est lié à une belle légende qui circule encore aujourd'hui parmi les anciens : c'est celle d'une forêt avec un pré traversé par un ruisseau. Dans ce pré  biches et cerfs venaient boire dans le ruisseau et les brames pouvaient être entendus au loin, dans le premier endroit appelé Foire Botoşanăi.Mai Cerbeşti alors Cerbiceşti et enfin Cerviceşti.

    D'après une monographie de 1942 retrouvé dans les archives de la paroisse de l'église de l'Assomption, le village aurait été créé en 1465.

    Le village se trouve à 15 kms de la ville principale de Botosani dans la province de Moldavie édifié sur trois pentes reliées entre elles par un creux et, à leur tour,  traversées par un ruisseau qui s'appelle Garla Humăriei. L'ouest du village est entouré par la forêt de feuillus (chêne, charme, tilleul, acacia, cerisier) couvrant la colline Holm, Wolf Tail, Gavan.

    En ce qui concerne lla population, dans ce domaine, nous nous référons à des données prises à partir de documents d'archives de la paroisse. À la fin des années 1800 et au début des années 1900, le village avait à peu près 370 chefs de famille englobant près de 1700 âmes; autour de l'an 1942, on  pouvait trouver près de 250 familles avec 1200 âmes et, aujourd'hui nous avons 270 familles (215 familles et 55 veufs) comprenant environ 652 personnes.

     

     

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    Le détail du porche de l'église de l'Assomption de Cervicesti.

     

    L'église , comme l'inscription nous l'apprend sur le porche d''entrée a été construite en 1845, en briques, sur des fondations en pierres grâce aux efforts d'Alexandre Miclescu fondateur et propriétaire du domaine Cerviceşti . L' inscription au-dessus de la porte d'entrée mentionne donc pour les confessionnals de l'église l'année 1845 et que les  deux restaurations ont été faites dans les années 1885. Cela, bien sûr, est vrai, mais pour les confessionals, leur emplacement était au-dessus de la porte de métal à l'entrée de la nef. Le porche dont nous avons parlé plus haut a été effectivement reconstruit entre 1970-1972 , au cours de laquelle l'église a été entièrement restaurée . Restaurateurs de talent ainsi que les prêtres qui ont servi dans cette église car ils ont gardé intact cet édifice. Parlons architecture, en ce qui concerne celle de ce lieu, nous pouvons dire que le plan est conforme aux églises comme un navire sans bas-côtés, avec une abside semi-circulaire, l'autel et l'entrée se fait par le côté ouest du narthex.

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    procession de l'Assomption du 15 Août.

     

    L'autel est semi-circulaire . Après les dons des fidèles, le Saint Sanctuaire en 1995 a été décoré avec un lustre à 12 lumières.

    La nef est simple, carrée et séparée de l'autel par une iconostase habilement exécutée par un maître anonyme, en 1845, en même temps que la construction de l'église. Celle-ci est en bois de tilleul et se compose de trois rangées d'icônes, qui sont séparées par de belles colonnes. Les peintures à l'huile des icônes de saints ont joué dans le naturel. La hiérarchique Strana est également faite de bois et de chaux avec le même genre d'éléments décoratifs que l'iconostase et du même auteur. La nef a un dôme hémisphérique au milieu de laquelle pend un lustre à 24 lumières  acheté vers 1928.

    Bells est une cloche en bois située à la porte de l'église .

     

     

     

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    Cerfs fabriqués à partir de vieux draps qui recouvraient l'église dans Cervicesti.

     

    Depuis nos premiers contacts en février 1990, Cervicesti a créé une équipe de football. Celle-ci a gagné le 11 Juillet 2011 la coupe MIHAI EMINESCU (sorte de tournoi des villages de la région de Botosani).

    Commentaires de VEZI : "

    "Ils ont joué , ils ont gagné et ont empoché la prime. "Ils" ce sont les joueurs de Cervicesti qui ont remporté la huitième édition des villages : celle de  la coupe de football de Mihai Eminescu. L'enjeu de cette coupe était un prix de £ 1000 . Pas moins de six équipes représentant les villes de Stancesti , Cucorani , Ipotesti , Catamarasti  (Catamarasti Vale) et Cervicesti ont participé à cette coupe".

    "Puis, Les joueurs de Cervicesti ont entamé l'hymne de la bande Steaua Bucarest . Après avoir reçu le trophée pour avoir remporté la Coupe des champions communes du Mihai Eminescu , les joueurs de l'équipe de Cervicesti ont déclenché une  fiesta du tonnerre après avoir enrichi le club d'une prime de 1000 € tout en "chauffant" l'atmosphère par des danses".

    "Chaude fut la nuit qui suivit pour ces joueurs,  même si dans la soirée l'apparition de quelques nuages ​​dans le ciel a raffraichi quelque peu le temps, la température atteignait ce soir-là encore 26 degrés puis la région fut douchée le lendeman par quelques orages et même de la grêle".

     

    ECOLE DE CERVICESTI (SCOALA GIMNAZIALA "PETRU RARES")

    Comme nous l'a écrit le Directeur de l'école dans sa lettre du 24 Mai 2000, une école moderne a été construite entre 1994 et 1995 - à l'image de ce qui s'était passé à Fillé, le village "parrain" puisqu'une école moderne avait été construite aussi en 1992 -. Il nous précisait que c'était la seule école moderne de toute la contrée avec un étage, une salle pour les professeurs et un laboratoire de chimie.

    Le premier bâtiment servant d'école avait été construit en 1948 dans le nord-ouest du village jusqu'en 1989 où les classes avaient été déplacées dans les locaux du centre culturel en raison de glissements de terrain.

    Les nouveaux locaux de l'école "PETRU RARES" ont été construits dans le centre du village. 


     

    Capture

    Ecole de Cervicesti.

    (Veuillez m'excuser pour ma traduction pas très bonne. Ch. Ch.).

    QUI ETAIT MIHAI EMINESCU ?

     

     

    Mihai Eminescu est considéré comme le plus grand poète romantique roumain. Il est d'ailleurs proclamé poète national de Roumanie parce qu'l a été adopté comme symbole par tous les roumains de toutes les provinces mais aussi par les roumains de l'Ukraine (voisine de la Moldavie roumaine). Des célébrations nationales ont eu lieu en 1989 pour le centenaire de sa mort et en 2000 pour le cent cinquantenaire de sa naissance qui fut baptisée "année Eminescu".

    Il était né le 15 Janvier 1850 à Botosani. Il passa ses premières années à Botosani et à Ipotesti (village natal de son père et voisin de Cervicesti).

    Les œuvres d'Eminescu sont étudiées dans chaque classe de Roumanie. La plupart de ses poèmes les meilleurs, de même que quelques-unes de ses nouvelles sont obligatoires dans les écoles roumaines. De nouveaux livres sur sa vie et son œuvre sont publiés chaque année en Roumanie. Il écrivit notamment sous l'influence des évènements de 1870/1871 en France.

     

    Mihai Eminescu

    Le grand poète roumain Mihai Eminescu

     

     

     

     

     

     

     

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    Fillé au début du siècle dernier

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  • Après avoir écrit ces pages d'histoire de la commune de Fillé à laquelle j'ai consacré tant d'heures, je prends la liberté de vous livrer quelques impressions et réflexions après quarante années passées dans cette commune. Néanmoins, il faut reconnaître que Fillé n'est en réalité qu'une petite commune comparée à celles où j'ai grandi avant de venir vivre ici : Les Ponts de Cé, Trélazé, Angers, Montrouge, Allonnes et Malakoff.

    Toutes ces communes très riches en vie associative ont aussi, pour certaines, un passé industriel important, notamment pour celui de Trélazé où le patrimoine ardoisier a forgé son histoire en même temps qu'il a marqué ma jeunesse de l' enfance à l'adolescence car mon père était "perreyeur" c'est-à-dire fendeur ardoisier.

    Je me souviens, pour Trélazé, dans cette cité minière rouge-écarlate qu'elle était à l'époque, les jeunes et moins jeunes, nous rêvions d'un monde de fraternité et de solidarité. Il y avait une salle des fêtes où la jeunesse s'y retrouvait, située près de l'école publique (on ne disait pas "MTL"  : elle était très ancienne) mais sur le fronton de l'estrade on pouvait lire la maxime suivante : "Gloire et Honneur à l'école laique. Dans le pays du suffrage universel, tout citoyen doit savoir lire et écrire". C'est dire les pensées dominantes de cette population ouvrière dans l'après-guerre. C'étaient nos années rouges.

    Depuis, les temps ont bien changé, après les évènements de la fin du siècle passé, une autre réalité a douché les enthousiasmes. Les vieux préjugés d'hier pour un idéal inaccessible ont été remplacés par les slogans désuets et poussiéreux que l'on entend aujourd'hui, au sujet de l'écologie, par exemple ou sur l'agriculture de demain.

    Bref, l'eau a coulé sous les ponts des Ponts de Cé...

    Revenons donc à Fillé..., dans ce village qui a bien évolué depuis notre arrivée en 1977 : une évolution majeure pendant les trois mandats de Gérard où, bien sûr, j'ai fait la connaissance de gens charmants, chez les anciens tout d'abord, dont certains ne sont hélàs plus là mais aussi chez les nouveaux arrivants et même à l'extérieur de Fillé car, indiscutablement, il se créé autour de vous un réseau de relations et j'en garderai certains bons souvenirs. 

    Par contre, j'ai appris à discerner les valeurs essentielles et les nécessités qu'elles induisent. J'ai appris que certaines "amitiés" créées au hasard de rencontres et surtout à l'occasion du besoin des uns et de l'ambition des autres, ne sont que de la poudre aux yeux car beaucoup se "servent" des élus - quels qu'ils soient - pour assouvir leurs intérêts particuliers et s'éloignent d'eux, dès qu'ils en éprouvent plus le besoin.

    J'ai très vite découvert que dans ce "petit monde" de la politique locale (très locale), on devait dissocier les personnages interlopes qui s'y complaisent : tout un noyau d'arrivistes peu scrupuleux à écarter allégremment sans arrière-pensée.

    Dans tous les conseils de France et de Navarre - sans oublier bien sûr, ceux de Fillé - les courtisans de naguère se retrouvent - au fur et à mesure qu'approchent les élections municipales - subitement, je dirais même : brutalement, possédés de la science infuse et habités d'un égo surdimensionné. Et de jalousies mesquines en jalousies mesquines, ils deviennent renaudeurs, comploteurs, magouilleurs, séditieux et j'en passe... enfin, tout cela avec le recul, tiendrait du comique si ce n'était pas tout simplement du ridicule.   

    Mes lectures et ma faible expérience de ce que j'ai vécu à Fillé m'ont appris à connaître le comportement des humains trop souvent motivé par leur intérêt immédiat et j'ai pu constater combien étaient rares ceux ayant un sens moral, un goût et des exigences élevés. Les médiocres s'en prennent facilement à l'homme de caractère qu'ils jugent présomptueux et arrogant alors qu'une lame de fond le pousse au premier plan, préférant celui qui résiste, efficace dans l'action aux profanes, inaptes, enfin, tous ceux qui sont sans ressort.

    On ne peut qu'être dubitatifs quand, il y a une vingtaine d'années, on s'est aperçu qu'aucune personne n'avait pris la peine de se déplacer à la MTL à une soirée organisée au bénéfice du Téléthon par la Municipalité mais quand il s'agit de venir assister à une réunion de conseil qui promet d'être houleuse ; quand il s'agit pour les railleurs de tout poil de venir se gargariser du "bêtisier municipal qui regorge de mensonges", il y a beaucoup de spectateurs de tous bords à venir s'y délecter.

     

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    Je vous livre volontiers d'autres impressions sur ce que je pense que doit être la vie d'une petite commune :

    LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, des mots écrits sur la pierre des édifices publics qu'il faut faire vivre dans cette première cellule de la vie démocratique qu'est la commune.

    La LIBERTE ? certes les libertés existent , mais il ne suffit pas de les proclamer, il faut aussi respecter celle des autres.

    La FRATERNITE ? un bien grand mot dans ce monde de "chacun pour soi", de l'isolement et parfois de la solitude. Les talents, la générosité, le besoin d'enthousiasme existent mais nous constatons que chacun s'enferme de plus en plus dans les limites de sa clôture, dans sa "bulle".

     

     
     
     
    Pastel du moulin de Frédric PIQUET
     
     
    L'homme des grandes ambitions écologique : le Maire étiqueté VERT, nous informait en début d'année 2010 que le marché BIO qui avait été créé en 2006 par la municipalité précédente - une spécialité filléenne d'après les élus (sic) - attirait une quinzaine de participants ; puis en Septembre, on nous annonçait deux rendez-vous mensuels au lieu d'un, donc, tout laissait à penser que cet évènement montait en "puissance". Or, patatras, on décide d'interrompre la tenue de ce marché en décembre 2010. Surprenant alors que l'on nous annonce que le marché bio alimentaire est en forte progression partout. Enfin, pour un maire VERT fermer un marché BIO, c'est bien là tout le paradoxe !
    Mais, tout aussi surprenant quand on sait que l'on a vendu un espace VERT, acquis par les colotisseurs, il y a de cela 25 ans, pour construire désormais un lotissement locatif  ! on s'interroge, bien sûr, car on ne pouvait pas imaginer qu'un jour, un espace vert puisse devenir constructible !
     
    On se souvient même qu'à une certaine époque, notre élu VERT jugeait qu'il y avait trop d'arbres dans les derniers lotissements construits sur la commune .. il n'y a point de contradictions dans la nature, mais cet argument bizarre est tout de même contraire à l'étiquette "verte".
     
    En parcourant la campagne, on voit quelques fois des feux de broussaille. Une circulaire ministérielle datant du 18 Novembre 2011 interdit le brûlage à l'air libre de déchets verts sauf dérogation : "les végétaux doivent être secs". Je pense aussi qu'il vaut mieux brûler sur place en respectant certaines précautions (sens du vent, etc..) que de mettre des camions ou voitures avec remorque sur la route pour transporter les broussailles à la déchetterie (essence ou fuel dépensés, etc...).
     
    Ci-dessous, le 10 Août 2010, nous avons assisté au passage du Tour de France Féminin. C'est une occasion assez rare de voir cet évènement sportif dans notre commune. Bien sûr, il s'agissait d'un passage très fugitif mais il eût été bon que la commune en fasse préalablement l'information auprès des habitants ainsi les spectateurs auraient été plus nombreux et surtout auprès des riverains pour la gêne occasionnée car les routes empruntées par les concurrentes de cette compétition ont été fermées à la circulation quelque moment... 
     
     
     
     
     

     




    photo M.L.

    ENFIN.. PASSONS...

    Moi, lorsque j'avais vingt ans, je quêtais ardemment la vérité. Je croyais que les livres pouvaient m'y donner accès. A l'adolescence, je lisais Camus, Claudel, Péguy, Descartes et beaucoup d'autres auteurs... je dévorais tous les livres. Quand il m'arrivait de prendre le train pour me rendre à Ingrandes, à Nantes ou à Paris, je savais que les voyageurs dans le compartiment ne supporteraient pas de voyager trois heures sans entamer la conversation avec leurs voisins. Alors moi, sans trop y participer, j'écoutais leur bavardage, j'écoutais sans ennui, l'un deux était peut-être porteur d'une pensée libératrice, il m'est arrivé d'assister à des conversations brillantes où questions et réponses se télescopaient.

    A plus de soixante dix ans, je suis renvoyée à ma propre solitude. Je prends rarement les trains mais je n'aime plus entendre les gens jacasser dans les trains : c'est la misère
    intellectuelle.

    Une anecdote, en 2006, dans un TGV en revenant de Marnes-la-Vallée avec ma petite-fille, une jeune-fille de 16/17 ans prend place sur la banquette en vis-à-vis et aussitôt extrait son portable de sa poche. Une heure et demi durant, il ne quittera pas sa main. Au début, je pense qu'elle consulte des messages. En réalité, elle envoie des SMS et une discrète vibration l'avertit des réponses. Rien de très original dans cette occupation sinon qu'à aucun moment l'adolescente ne paraît se détacher de son portable pour jeter un oeil sur le paysage ou se plonger dans quelque lecture. A aucun moment, elle n'a levé un regard sur ses voisins. C'était bien son droit, direz-vous de rester dans sa "bulle". Droit à l'indifférence ! et pourtant, je crois que dans notre société l'écoute à céder la place à des bavardages sur portable ou sur écran.

    Et pourtant, la citoyenneté suppose à consentir à partager l'existence d'inconnus que la vie rapproche de nous : là où nous sommes, c'est-à-dire dans le territoire de la commune : les citoyens dans la cité.

    La commune ce n'est pas seulement la tension de périodes électorales avec leur souverain mépris c'est aussi le désir d'accueillir, de s'ouvrir aux autres, la tolérance, la recherche de l'amitié, la sauvegarde du paysage et en un mot : LE SAVOIR VIVRE.
     
     

    Mieux vaut perdre une élection que perdre son âme"aurait dit un ancien Maire de Lyon. Manifestement, à Fillé, deux "prétendants" au poste de Maire en 2008 ne s'embarrassaient pas de tels scrupules. En tout état de cause, que Monsieur le Maire sache bien que personne ne fut dupe de ses manoeuvres bassement électorales. Quand on en est au point de s'allier avec l'un de ses adversaires pour gagner une élection : ceci est de la prostitution politique ! donner pour consigne à ses électeurs de rayer les dix derniers de sa liste pour y apposer le nom de ceux de la liste adverse : merci pour les co-listiers rayés dans cette combine douteuse. 

    En prenant le pouvoir en 2008, dans un contexte soi-disant catastrophique au niveau des finances, sa première décision ainsi que celle de ses adjoints a été d'augmenter considérablement leurs indemnités... la justification relève sans doute de l'intérêt général ! Le maire et les adjoints des trois mandats précédents avaient choisi de ne pas utiliser le maximum d'indemnité autorisé.

     

    Ainsi, vous l'aurez compris il n'y a pas de quoi s'enthousiasmer sur les grands projets actuellement en cours et nous comprenons la déception des habitants qui trouvent la soupe politique un peu aigre faite de contradictions et d'incompréhension avec tous ces principes d'écolos/bobos ; ils regardent leur village replié sur lui-même et se protéger adroitement de tout ce qui est étranger à ces principes doctrinaires. Comme si nos élus détenaient la pensée unique !

     

     
    IL EST SOUHAITABLE QU'A L'AVENIR, IL N'EXISTE PLUS QU'UNE SEULE COMMUNE. PAR EXEMPLE : "LA SUZE, VAL DE SARTHE" LAQUELLE REGROUPERAIT TOUTES LES COMMUNES DU CANTON VAL DE SARTHE ! OUI MONSIEUR LE MAIRE ! Il en sera fini de voir les communes aux mains d'incompétents.
     


     


     

      

     


     
    photos COLLECTION PARTICULIERE

    ci-dessus mini-tornade en 2000

     
    Photo collection particulière
    ci-dessus le bateau "LE MANS" accosté
    au port de FILLE
    photo collection particulière
    pêcheur près de la passerelle en été


     

     

    tableau peint par Bernard LOCCA lorsqu'il séjournait à FILLE pendant l'été 1952 : magnifique chef d'oeuvre
       

     

     
     


     

     



     
     

          

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  • Souvenirs des jours de fête

     

    Merci RAOUL de nous avoir livré avant de partir vos souvenirs de meunerie sur cassette ou même de vive voix et parfois ponctués d'anecdotes succulentes et surtout de nous avoir permis que ce site inestimable et si cher au coeur de tous les filléens serve d'écrin à des talents d'artistes
     
    (Raoul Cosnier est à l'extrême gauche devant son moulin).
     
     
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    Lors d'une manifestation en 1990 de voitures anciennes à Fillé (le Maire à droite dans le véhicule).
     
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    manifestation de voitures anciennes ci-dessus et ci-dessous
     
    parking 002.jpg
     
     
    Un rassemblement de motos TRITON : le club a été accueilli dans la salle des fêtes les 14/15 et 16 Août 2003 et il a transformé le stade en un vaste terrain de camping.
    On déplaçait les foules en ce temps-là...
     
     
     
    200311.jpg
     
    Les beaux soirs d'été avec les bouillonnantes !

    Une soirée conviviale dans une chaude ambiance dont beaucoup se souviennent dans le village

    (ci-dessus, pic-nique près du moulin et ci-dessous, défilé dans les rues).

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    Un soir de l'été torride de 2003.

     

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    Démonstration de débardage au moulin.

     

     

     

     

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    défilé des enfants des deux écoles lors du cinquantenaire de la Libération de Fillé.
     
     
     

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    Une charmante infirmière participe au défilé de la fête lors du cinquantenaire de la Libération.
     
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    Comice agricole de 1992 : une joyeuse kermesse !
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    Sur les berges du canal à l'emplacement de la guinguette actuelle.
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    C'EST LA FETE AU MOULIN ! un GROUPE DE CHANTEURS LIGERIENS de l'Association "ELLEBORE"
    Ce groupe participe aux fêtes ligériennes et aux grands rassemblements maritimes où ils y chantent des chansons de la marine de Loire

    c'est ça L'ESPRIT GUINGUETTE !
     
    Autre avant-goût de guinguette dans la fin des années 90 près du moulin lors d'une kermesse.
     
     
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