•  
    inauguration du terrain de football : l'arbitre de la rencontre Fillé-Roezé s'adresse au fils du président qui tend les ciseaux pour couper le ruban.
     
    images paragraphe précédent : carte de membre bienfaiteur du club - année 1978.
     

    En 1999, à l'issue d'une cérémonie d'anniversaire de la création du club qui était à l'époque dirigé par Monsieur Jean-Louis EVEN, le président fondateur de Fillé-Sports, Gérard CHOISNET, était alors maire de la commune. Ce dernier a conté aux personnes présentes, non sans émotion, les débuts de cette formidable aventure : 'J'entrainais les jeunes de Guécelard et nous souhaitions créer une équipe à Fillé. A l'époque, la commune ne disposait pas de terrain, il nous a fallut négocier avec des agriculteurs pour en obtenir un. Au début, nous avions quatre équipes séniors, une équipe féminine et des équipes jeunes. Le terrain sera finalement acheté en 1989 par la Municipalité..."  En effet, ce terrain sera acheté par la commune alors que Gérard CHOISNET venait d'être élu tout jeune Maire de Fillé.   Il devenait rare, en 1978, de trouver un village qui ne possédait pas sa propre équipe de football. Et pourtant, c'était le cas de Fillé, une bourgade située à une quinzaine de kilomètres du Mans. Cette lacune sera comblée grâce à la foi d'une poignée de passionnés qui avaient envie de "faire bouger" les choses.   Et pourtant, vouloir instaurer un sport au sein d'un village qui tombait en léthargie n'était, certes, pas chose aisée. Aucune discipline sportive n'y avait fait son apparition. Gérard Choisnet, fanatique du ballon rond, décidait de remédier au problème.   Devant le fait préoccupant que de nombreux jeunes filléens jouaient à Guécelard et que quelques joueurs de valeur étaient partis dans les clubs environnants, il convenait donc de créer un club. Gérard Choisnet pris contact avec diverses personnes de Fillé susceptibles d'être interessées et, aussitôt, un véritable engouement s'est opéré.   Appréciant tous cette idée, une campagne fut lancée en janvier 1978 par la pose d'affiches chez les commerçants et quelques 90 candidatures furent enregistrées. C'était un début...   Ainsi, c'est avec 90 joueurs dont 50 jeunes et 40 seniors que la première saison démarra démontrant à quel point un club de football était attendu dans le village de Fillé ! Cela ne fit qu'accélérer les choses et une assemblée générale était tenue le 28 Mars 1978 dans le but de former un bureau et les diverses équipes.

    Même si chacun était conscient du chemin qui restait à parcourir, la volonté affichée par les uns et les autres devait mener les joueurs vers un championnat de football dès la première saison 1978/1979.

    Il restait à résoudre le côté matériel avec le terrain et les vestiaires. Un seul terrain se prêtait à la pratique du football de par sa situation à proximité de l'ancien terrain de sport des écoles. C'était un terrain agricole planté de pommes de terre bordé d'un côté par des jardins familiaux (la MTL n'existait pas encore ni le parking qui fut structuré après l'aménagement du stade).  

     

    D'ores et déjà, G. CHOISNET donne le nom de "FILLE SPORTS" à la toute nouvelle société sportive de Fillé.

     

     

      
    Courrier de Janvier 1978 transmis par le Président G. Choisnet attestant des difficultés rencontrées à l'époque concernant le terrain susceptible de permettre la pratique du football à FILLE ; il s'agit bien du terrain actuel qui n'a été acheté par la Mairie qu'en 1989 : première année en tant que Maire de FILLE de G. Choisnet ; c'est dire si cet achat par la commune lui tenait tant à coeur ! (auparavant cette parcelle a été sous-louée puis louée ensuite par le propriétaire).
     
    En effet, il existait un poteau électrique au centre de ce terrain, poteau qu'il a fallut faire déplacer alors que la commune n'en était donc pas la propriétaire ce qui n'a pas été chose simple ; puis, ensuite deux poteaux de corners se situaient sur le champ d'un voisin ce qui a nécéssité l'obligation de faire accepter un échange de terrain par les parties concernées. Bref, il fallait "en vouloir" car il y eut beaucoup de difficultés à résoudre, beaucoup de négociations afin que la pratique du football puisse s'exercer à FILLE.
    Enfin, le 27 Février 1978,  le Conseil Municipal décide d'accorder son appui moral et financier :

    * elle prend en charge le déplacement de la ligne électrique B.T. qui passe au-dessus du terrain.
    * elle met à la disposition de l'association l'abri-vestiaire situé sur le terrain (que les dirigeants ont du déplacer ensuite)
    * elle lui vote une subvention exceptionnelle de démarrage de 3000 F.




    photos collection particulière

    FILLE SPORTS : INAUGURATION DU CLUB UN DIMANCHE D'ETE DE L'ANNEE 1978 ET MATCH DU JOUR DE L'INAUGURATION
    PHOTO CENTRALE : LE PRESIDENT DE LA LIGUE DE L'OUEST, MONSIEUR BEHIER COUPE LE RUBAN SYMBOLIQUE DEVANT LE MAIRE DE L'EPOQUE, MONSIEUR DENET ET MONSIEUR SOYER, DIRECTEUR D'ECOLE ET ANCIEN SECRETAIRE DE MAIRIE, LE PRESIDENT-FONDATEUR DE FILLE-SPORTS (G. CHOISNET, DERRIERE M. BEHIER) AINSI QUE L'ARBITRE DE LA RENCONTRE DU JOUR, RENCONTRE ENTRE LES JOUEURS DE FILLE SPORTS ET CEUX DE ROEZE.
     
    LU DANS LE MAINE LIBRE DE SEPTEMBRE 1978
     
    Les membres du comité de Direction (ils étaient 22 en 1979) ont travaillé inlassablement à l'aménagement du terrain et notamment : la pose de la main courante, des clôtures autour du stade et l'agrandissement des vestiaires.


    Ensuite, il a fallut beaucoup de ténacité pour faire fonctionner ce club fort, en 1979, d'une centaine de licenciés répartis en huit équipes soit trois équipes séniors dont une équipe de vétérans, une équipe cadets, une équipe minimes, une équipe pupilles et une équipe poussins ainsi qu'une équipe féminines quelques années plus tard.
     
    FILLE-SPORT créé dans l'enthousiasme prend un bon départ avec beaucoup de résultats encourageants : l'équipe fanion accède en promotion de seconde division à l'issue de la première saison.
     

       

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        Deux équipes seniors étaient formées, une équipe de vétérans, une équipe cadets en entente avec Guécelard, une minimes, une pupilles et une poussins encadrées par une vingtaine de dirigeants. Le tout jeune club était moralement prêt à fonctionner. Gérard Choisnet souhaitait que les footballeurs du club puissent jouer sous les couleurs rouge et blanche en souvenir et surtout  par dévotion pour le club de l'Intrépide d'Angers où il avait évolué dans sa jeunesse : il avait fait partie de l'équipe qui avait terminé demi-finaliste de la coupe de France de juniors dans les années 60.      

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      Le cultivateur qui louait le terrain du futur stade ne voyait pas d'inconvénient à libérer celui-ci pour la pratique du football. Le meunier qui était propriétaire de ce terrain était tout à fait favorable également. Beaucoup d'obstacles se sont dressés avant que les footballeurs de Fillé exercent leur passion : il fallut "faire bouger les choses" notamment la Municipalité.    

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    En septembre 1978, le stade était fin prêt et inauguré en présence de Monsieur Béhier, président de la Ligue du Maine, les dirigeants, les élus locaux et tous les supporters.   Le bilan de la première année de l'équipe première fut plus que satisfaisant en accédant à la promotion de seconde division tandis que les autres équipes obtinrent toutes de bons résultats. En seconde saison d'existence, son effectif s'est trouvé renforcé d'une équipe séniors, d'une équipe féminines et d'une équipe cadets ce qui porta le club à plus de cent licenciés.    

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          Chaque année, lors du week-end de la Pentecôte,  le stade de Fillé était le cadre d'une kermesse champêtre organisée par les dirigeants, joueurs et bénévoles afin de "récolter" des fonds car il faut le rappeler, le terrain n'était pas encore municipal et la location était à la charge du club ainsi que l'achat du matériel. Outre, le concours de pétanque qui animait cette kermesse qui se déroulait sur deux jours, des stands étaient installés avec divers "commerces" qui pouvaient permettre aux spectateurs de rivaliser d'adresse tout en s'amusant.   Cette manifestation est donc traditionnellement accompagnée d'un concours de pétanque et, en 1981, on se félicite de voir 80 concurrents participer au concours individuel tandis que l'après-midi, 142 doublettes s'affrontaient sur les aires de jeux pour remporter, à défaut du premier prix, une place d'honneur. Que ce soit sur le terrain de foot, lors de l'entrainement ou de l'accompagnement des jeunes, tout se faisait dans le sérieux et la rigueur.     

     
     
    Lu dans le journal local de OUEST-FRANCE


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    photos, ci-dessous, de la kermesse annuelle sur le stade dans les débuts des années 80.
     
    Stands divers, buvettes, tir à la carabine, concours de pétanque, que de souvenirs...
      

    En juin 1980, une rencontre de football féminin se déroula sur le stade de Fillé contre l'équipe d'Allonnes. Dans l'équipe féminine de Fillé qui évolua par la suite et eut de très bons résultats il y eut une jeune joueuse de talent : Estelle Sartini qui  a   commencé à jouer au football à Fillé avec son père, Alain comme éducateur.  

     

    Estelle Sartini, devint joueuse internationale française de rugby à XV. Elle occupait le poste de demi d'ouverture au Caen Rugby Club puis de demi d'ouverture à l'Ovalie Caennaise en 2003. Elle a été capitaine de l'équipe de France. Elle a pris sa retraite de joueuse en 2008 pour s'investir au niveau des instances fédérales en devenant manager de l'équipe de France de rugby à 7.   Elle fut donc tout d'abord passionnée de football (elle a été présélectionnée pour l'équipe de France féminine espoirs), elle commence à s'adonner au rugby à 18 ans dans le cadre universitaire pour devenir membre de l'équipe de France à 22 ans, avec un jeu aux pieds particulièrement redoutable, souvent buteuse à 100 %. Elle est enseignante en éducation physique dans l'établissement du Bon Sauveur au Vésinet (Yvelines).  

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    Un échange avec des footballeurs de JEBSHEIM en ALSACE a même été organisé en Mai 1982, les dirigeants et joueurs de FILLE SPORT accompagnés de leur épouse leur ont rendu visite et sont revenus radieux et réjouis par la chaleur de l'accueil
    (les participants ont séjourné dans les familles) le vin d'Alsace a bien sûr réchauffé les cœurs ; il y avait beaucoup d'entrain lors de la soirée qui a réuni les membres des deux clubs et leur famille. Beaucoup d'anciens joueurs et dirigeants ici à FILLE gardent encore en mémoire aujourd'hui le souvenir de trois jours inoubliables. 

     
    extrait de l'article : "Des footballeurs du Maine, précisément de FILLE-SUR-SARTHE (près du Mans) séjournent depuis samedi matin à Jebsheim. Accueillis au club-house par le président de la section
    football, Monsieur FREDDY BAUM, et Monsieur HUGUES PECHE, l'ancien président
    de l'ASJ, à l'origine de cette visite, les footballeurs du Maine ont été ensuite reçus
    dans des familles de Jebsheim. Après le repas de midi offert à l'hôtel-restaurant
    "A l'AGNEAU D'OR", les footballeurs des deux clubs ont disputé un match amical au
    stade municipal.
    L'équipe mixte de Jebsheim s'est imposée sur le score de 2 à 1.
    Samedi soir, c'était la fête au club-house entre les footballeurs et dirigeants des deux
    équipes. Les footballeurs de Fillé-sur-sarthe repartiront aujourd'hui dimanche pour un
    périple de 700 Kms.
    C'est Monsieur CHOISNET, président du club de foot de Fillé-sur-sarthe qui, après son
    séjour chez Monsieur Péché à Jebsheim en 1981, décida de revenir à Jebsheim. Le
    déplacement de Jebsheim à Fillé-sur-Sarthe ? c'est certainement pour bientôt.
    On parle même d'un jumelage." (corr. : gk)
     
    ci-dessous, à gauche, la rencontre en un match amical entre les équipes de JEBSHEIM et FILLE, au centre, la fête le samedi soir 8 Mai 1982 au club house de JEBSHEIM réunissant les joueurs et dirigeants des deux équipe.
     
      
     
     
     
    RETOUR A FILLE :
     
    Ci-dessous, méchoui au stade, bal dans l'actuelle cantine (la MTL n'existant pas encore), anniversaires, fêtes diverses ponctuaient la vie du club en marge des rencontres sportives.
     
     

    photos collection particulière
     
     


    fillé-sports - diaporamas         Dans l'enthousiasme, des jeunes crééent l'écusson de FILLE SPORTS ci-dessous :  

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  • Peu de français se souciaient en février 1989, un mois avant les élections municipales dans notre pays, de la Roumanie, ce lointain pays des Balkans. Pourtant, nous aurions eu bien des raisons de nous intéresser à cette nation qui, depuis, a signé son adhésion à l'Union Européenne dont le traité est entré en vigueur le 1er Janvier 2007.

    Pourtant en 1989, à peu près tous les roumains ayant dépassé l'école primaire parlaient ou comprenaient le français et les intellectuels ont toujours considéré Paris comme leur centre de référence. 

    A cette époque, les roumains subissaient une tragédie sans équivalent dans leur histoire. Nicolas Ceaucescu, le dictateur qui dirigeait le pays avait déclenché une série d'entreprises aussi dénuées de  sens commun que ruineuses pour les habitants.

    Une partie des monuments anciens et des vieux quartiers de Bucarest ont été rasés pour laisser place à une voie triomphale et un palais à la gloire du dictateur. Le gouvernement roumain décida, de façon arbitraire, de renoncer à tout crédit étranger et de rembourser par anticipation toutes ses dettes. Pour ce faire, afin de dégager des surplus à l'exportation necéssaires à ces remboursements anticipés, le pays est privé de lumière et de chauffage en hiver ainsi que des denrées alimentaires essentielles pour nourrir la population.

    Il y eut plus grave : le pouvoir voulait réorganiser complètement les campagnes. Des villages allaient être rasés et leurs malheureux habitants contraints, quel que soit leur âge, de quitter leur domicile où ils avaient passé toute leur vie pour s'installer dans des immeubles infâmes.

    Cette métamorphose qui avait déjà commencé près de Bucarest, allait mettre fin à la vie rurale traditionnelle du pays en transformant tous les paysans en citadins déracinés, coupés de leur voisinage et privés de leur mode de vie traditionnelle. (1).

    (1) texte : A. de Tarlé. O.F.

    C'est dans ce contexte dramatique qu'en mai 1989, sur proposition de la Coordination "Opération Villages Roumains", FILLÉ adopte le village roumain de CERVICESTI en MOLDAVIE, à l'extrême nord-est de la ROUMANIE, non loin de l'Ukraine, village destiné à être rasé sous l'administration de CEAUCESCU. On pensait ne jamais connaître ce village ; or suite aux évènements de décembre 1989, ce parrainage prend une toute autre dimension.

    AINSI NAQUIT LE PARRAINAGE HUMANITAIRE ENTRE FILLÉ sur SARTHE et CERVICESTI en MOLDAVIE (Roumanie).

    La Moldavie roumaine se situe à l'ouest du Prout et comprend 8 départements coincés entre la république de Moldavie située à l'est du Prout, successeur de la République socialiste socialiste de Moldavie et la Transylvanie en Roumanie. La ville principale de la Moldavie est Botosani. Cervicesti fait partie des neuf villages composant la commune de Mihai Eminescu (commune qui a pris le nom du poète romantique le plus célèbre de Roumanie  qui a passé son enfance dans le village d'Ipotesti.

    Déjà en Janvier 1990, le Maire de Fillé reçoit une lettre adressée par les élus de CERVICESTI, en ses termes : "Nous sommes très heureux que notre village CERVICESTI ait été adopté par votre commune. Pour nous, c'est un geste d'un véritable encouragement moral pour nous aider à dépasser les évènements tristes et difficiles par lesquels nous sommes passés à cause de ce nommé "plan de systématisation" qui n'était pas en accord avec nos intérêts et la vie paisible des habitants de notre village... Nous avons l'intention de construire une école, en ce moment nos enfants apprennent dans un bâtiment impropre ; d'enrichir le fonds de la bibliothèque scolaire, et surtout avec une bonne littérature, y compris la littérature française parce que nos enfants étudient le français ; de développer notre village et les espaces destinés à l'enseignement, à la culture pour réussir à nous intégrer parmi les villages civilisés..."

    Ce courrier a causé un vif émoi et il a été perçu à Fillé et ses alentours comme un appel en suscitant un élan de solidarité déjà amorcé. Dans le but d'apporter une aide adaptée et suivie, une quinzaine d'élus de villes et communes des Pays de la Loire dont Gérard CHOISNET, Maire de FILLÉ se rendent à la Mairie d'Orvault (44) pour prendre part à une réunion visant à organiser une action coordonnée entre ces diverses villes et communes parrainant des villages de la province de Botosani.

    C'est ainsi que le mardi 13 Février 1990 au matin, un camion gracieusement affrété par la ville d'Orvault avec à son bord plusieurs élus dont le Maire de Fillé prend la direction de la Moldavie et notamment du village de CERVICESTI en emportant diverses denrées alimentaires, vêtements, produits agricoles, fournitures scolaires, médicaments et produits de première nécessité grâce aux dons des habitants de Fillé et bien d'autres personnes de l'extérieur.

    Lors de ce premier voyage, le maire de Fillé emportait dans ses bagages les cartes postales, messages et dessins d'enfants et en retour, il ramenait les messages chaleureux des habitants de CERVICESTI. Durant les cinq jours qu'il a passé sur place le Maire de Fillé, guidé par les élus locaux a pu visiter cette province de Botosani située à l'extrême nord-est de la Roumanie dont la plupart des habitants vivait dans une extrême pauvreté. Il a eu l'occasion d'accompagner Dan, le médecin lors de visites de malades, un parcours effectué à travers la campagne en charrette à cheval. La visite du dispensaire qu'il avait effectuée ensuite a très vite justifié ces diverses réactions. En effet, un docteur, une assistante mais pas de matériel, même pas de coton hydrophile.


    photo collection particulière

    Le Maire de Fillé à la rencontre des élus locaux ; au centre l'instituteur de la commune voisine et interprète du groupe.

    ci-dessous, le maire de FILLÉ entouré des enfants de l'école de CERVICESTI.


    photos collection particulière

     

    Ci-dessous : le groupe folklorique roumain RAPSOZZI-BOTOSANILOR accueilli par leurs hôtes de FILLÉ

    avec au premier rang un jeune artiste de douze ans, Narcisse.

     

     
     
     

    roumains - diaporamas       soirée folklorique roumaine inédite à la Maison du Temps Libre de FILLE.

    De cette première visite en Roumanie, en Février 1990, d'une quinzaine d'élus des Pays de Loire - dont Gérard CHOISNET, maire de FILLE - naquit la passion d'où devait naître l'association France-Roumanie-Carpates-Moldavie. Or, à l'initiative de cette association, le groupe folklorique RAPSOZII-BOTOSANILOR a entamé une tournée dans toute la France en 1991.

    Après ALENCON et ARNAGE, la commune de FILLE les accueillait pour une grande soirée de folklore et d'amitié avant leur passage à la Suze prévu le lendemain. Après une nuit passée chez l'habitant, un petit déjeuner pris en commun avec leurs hôtes filléens mit un terme attristé et ému à cette inoubliable visite roumaine à FILLE car déjà, la SUZE les attendait.

    Tout le groupe roumain a gardé un excellent souvenir du chaleureux accueil que leur ont réservé les habitants de FILLE.

    En 2000, le village de Cervicesti s'était également doté - comme Fillé en 1992 - d'une nouvelle école :

     

     

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    En 2000, le directeur de la nouvelle école de CERVICESTI - une école toute neuve comme celle de Fillé - adresse un courrier très émouvant à l'association de Parrainage de Fillé-sur-sarthe. Cette école possède même internet. Peut-être qu'un jour les élèves de Fillé et de Cervicesti pourront-ils s'adresser des messages via internet ?

    En 1993, grâce à l'association de Saint-Biez-en-Belin présidée par Madame Maryse THOMAS, nous avions pu faire parvenir à l'école neuve de Cervicesti, les anciens bureaux des vieilles classes de Fillé dans le cadre de l'opération "Camions école" créée avec la préfecture, AFPA, Mission locale et l'école de conduire Savare. Auparavant, au moyen d'un autre convoi, des lits du Centre Hospitalier du Mans ont été acheminés à l'hôpital de Botosani, la ville principale près de Cervicesti 

     

    DECOUVRONS LE VILLAGE DE CERVICESTI

     

     

    Le nom du village est lié à une belle légende qui circule encore aujourd'hui parmi les anciens : c'est celle d'une forêt avec un pré traversé par un ruisseau. Dans ce pré  biches et cerfs venaient boire dans le ruisseau et les brames pouvaient être entendus au loin, dans le premier endroit appelé Foire Botoşanăi.Mai Cerbeşti alors Cerbiceşti et enfin Cerviceşti.

    D'après une monographie de 1942 retrouvé dans les archives de la paroisse de l'église de l'Assomption, le village aurait été créé en 1465.

    Le village se trouve à 15 kms de la ville principale de Botosani dans la province de Moldavie édifié sur trois pentes reliées entre elles par un creux et, à leur tour,  traversées par un ruisseau qui s'appelle Garla Humăriei. L'ouest du village est entouré par la forêt de feuillus (chêne, charme, tilleul, acacia, cerisier) couvrant la colline Holm, Wolf Tail, Gavan.

    En ce qui concerne lla population, dans ce domaine, nous nous référons à des données prises à partir de documents d'archives de la paroisse. À la fin des années 1800 et au début des années 1900, le village avait à peu près 370 chefs de famille englobant près de 1700 âmes; autour de l'an 1942, on  pouvait trouver près de 250 familles avec 1200 âmes et, aujourd'hui nous avons 270 familles (215 familles et 55 veufs) comprenant environ 652 personnes.

     

     

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    Le détail du porche de l'église de l'Assomption de Cervicesti.

     

    L'église , comme l'inscription nous l'apprend sur le porche d''entrée a été construite en 1845, en briques, sur des fondations en pierres grâce aux efforts d'Alexandre Miclescu fondateur et propriétaire du domaine Cerviceşti . L' inscription au-dessus de la porte d'entrée mentionne donc pour les confessionnals de l'église l'année 1845 et que les  deux restaurations ont été faites dans les années 1885. Cela, bien sûr, est vrai, mais pour les confessionals, leur emplacement était au-dessus de la porte de métal à l'entrée de la nef. Le porche dont nous avons parlé plus haut a été effectivement reconstruit entre 1970-1972 , au cours de laquelle l'église a été entièrement restaurée . Restaurateurs de talent ainsi que les prêtres qui ont servi dans cette église car ils ont gardé intact cet édifice. Parlons architecture, en ce qui concerne celle de ce lieu, nous pouvons dire que le plan est conforme aux églises comme un navire sans bas-côtés, avec une abside semi-circulaire, l'autel et l'entrée se fait par le côté ouest du narthex.

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    procession de l'Assomption du 15 Août.

     

    L'autel est semi-circulaire . Après les dons des fidèles, le Saint Sanctuaire en 1995 a été décoré avec un lustre à 12 lumières.

    La nef est simple, carrée et séparée de l'autel par une iconostase habilement exécutée par un maître anonyme, en 1845, en même temps que la construction de l'église. Celle-ci est en bois de tilleul et se compose de trois rangées d'icônes, qui sont séparées par de belles colonnes. Les peintures à l'huile des icônes de saints ont joué dans le naturel. La hiérarchique Strana est également faite de bois et de chaux avec le même genre d'éléments décoratifs que l'iconostase et du même auteur. La nef a un dôme hémisphérique au milieu de laquelle pend un lustre à 24 lumières  acheté vers 1928.

    Bells est une cloche en bois située à la porte de l'église .

     

     

     

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    Cerfs fabriqués à partir de vieux draps qui recouvraient l'église dans Cervicesti.

     

    Depuis nos premiers contacts en février 1990, Cervicesti a créé une équipe de football. Celle-ci a gagné le 11 Juillet 2011 la coupe MIHAI EMINESCU (sorte de tournoi des villages de la région de Botosani).

    Commentaires de VEZI : "

    "Ils ont joué , ils ont gagné et ont empoché la prime. "Ils" ce sont les joueurs de Cervicesti qui ont remporté la huitième édition des villages : celle de  la coupe de football de Mihai Eminescu. L'enjeu de cette coupe était un prix de £ 1000 . Pas moins de six équipes représentant les villes de Stancesti , Cucorani , Ipotesti , Catamarasti  (Catamarasti Vale) et Cervicesti ont participé à cette coupe".

    "Puis, Les joueurs de Cervicesti ont entamé l'hymne de la bande Steaua Bucarest . Après avoir reçu le trophée pour avoir remporté la Coupe des champions communes du Mihai Eminescu , les joueurs de l'équipe de Cervicesti ont déclenché une  fiesta du tonnerre après avoir enrichi le club d'une prime de 1000 € tout en "chauffant" l'atmosphère par des danses".

    "Chaude fut la nuit qui suivit pour ces joueurs,  même si dans la soirée l'apparition de quelques nuages ​​dans le ciel a raffraichi quelque peu le temps, la température atteignait ce soir-là encore 26 degrés puis la région fut douchée le lendeman par quelques orages et même de la grêle".

     

    ECOLE DE CERVICESTI (SCOALA GIMNAZIALA "PETRU RARES")

    Comme nous l'a écrit le Directeur de l'école dans sa lettre du 24 Mai 2000, une école moderne a été construite entre 1994 et 1995 - à l'image de ce qui s'était passé à Fillé, le village "parrain" puisqu'une école moderne avait été construite aussi en 1992 -. Il nous précisait que c'était la seule école moderne de toute la contrée avec un étage, une salle pour les professeurs et un laboratoire de chimie.

    Le premier bâtiment servant d'école avait été construit en 1948 dans le nord-ouest du village jusqu'en 1989 où les classes avaient été déplacées dans les locaux du centre culturel en raison de glissements de terrain.

    Les nouveaux locaux de l'école "PETRU RARES" ont été construits dans le centre du village. 


     

    Capture

    Ecole de Cervicesti.

    (Veuillez m'excuser pour ma traduction pas très bonne. Ch. Ch.).

    QUI ETAIT MIHAI EMINESCU ?

     

     

    Mihai Eminescu est considéré comme le plus grand poète romantique roumain. Il est d'ailleurs proclamé poète national de Roumanie parce qu'l a été adopté comme symbole par tous les roumains de toutes les provinces mais aussi par les roumains de l'Ukraine (voisine de la Moldavie roumaine). Des célébrations nationales ont eu lieu en 1989 pour le centenaire de sa mort et en 2000 pour le cent cinquantenaire de sa naissance qui fut baptisée "année Eminescu".

    Il était né le 15 Janvier 1850 à Botosani. Il passa ses premières années à Botosani et à Ipotesti (village natal de son père et voisin de Cervicesti).

    Les œuvres d'Eminescu sont étudiées dans chaque classe de Roumanie. La plupart de ses poèmes les meilleurs, de même que quelques-unes de ses nouvelles sont obligatoires dans les écoles roumaines. De nouveaux livres sur sa vie et son œuvre sont publiés chaque année en Roumanie. Il écrivit notamment sous l'influence des évènements de 1870/1871 en France.

     

    Mihai Eminescu

    Le grand poète roumain Mihai Eminescu

     

     

     

     

     

     

     

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  • - FILLE SUR SARTHE : http://fillesursarthe.kazeo.com/

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    Fillé au début du siècle dernier

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  • Après avoir écrit ces pages d'histoire de la commune de Fillé à laquelle j'ai consacré tant d'heures, je prends la liberté de vous livrer quelques impressions et réflexions après quarante années passées dans cette commune. Néanmoins, il faut reconnaître que Fillé n'est en réalité qu'une petite commune comparée à celles où j'ai grandi avant de venir vivre ici : Les Ponts de Cé, Trélazé, Angers, Montrouge, Allonnes et Malakoff.

    Toutes ces communes très riches en vie associative ont aussi, pour certaines, un passé industriel important, notamment pour celui de Trélazé où le patrimoine ardoisier a forgé son histoire en même temps qu'il a marqué ma jeunesse de l' enfance à l'adolescence car mon père était "perreyeur" c'est-à-dire fendeur ardoisier.

    Je me souviens, pour Trélazé, dans cette cité minière rouge-écarlate qu'elle était à l'époque, les jeunes et moins jeunes, nous rêvions d'un monde de fraternité et de solidarité. Il y avait une salle des fêtes où la jeunesse s'y retrouvait, située près de l'école publique (on ne disait pas "MTL"  : elle était très ancienne) mais sur le fronton de l'estrade on pouvait lire la maxime suivante : "Gloire et Honneur à l'école laique. Dans le pays du suffrage universel, tout citoyen doit savoir lire et écrire". C'est dire les pensées dominantes de cette population ouvrière dans l'après-guerre. C'étaient nos années rouges.

    Depuis, les temps ont bien changé, après les évènements de la fin du siècle passé, une autre réalité a douché les enthousiasmes. Les vieux préjugés d'hier pour un idéal inaccessible ont été remplacés par les slogans désuets et poussiéreux que l'on entend aujourd'hui, au sujet de l'écologie, par exemple ou sur l'agriculture de demain.

    Bref, l'eau a coulé sous les ponts des Ponts de Cé...

    Revenons donc à Fillé..., dans ce village qui a bien évolué depuis notre arrivée en 1977 : une évolution majeure pendant les trois mandats de Gérard où, bien sûr, j'ai fait la connaissance de gens charmants, chez les anciens tout d'abord, dont certains ne sont hélàs plus là mais aussi chez les nouveaux arrivants et même à l'extérieur de Fillé car, indiscutablement, il se créé autour de vous un réseau de relations et j'en garderai certains bons souvenirs. 

    Par contre, j'ai appris à discerner les valeurs essentielles et les nécessités qu'elles induisent. J'ai appris que certaines "amitiés" créées au hasard de rencontres et surtout à l'occasion du besoin des uns et de l'ambition des autres, ne sont que de la poudre aux yeux car beaucoup se "servent" des élus - quels qu'ils soient - pour assouvir leurs intérêts particuliers et s'éloignent d'eux, dès qu'ils en éprouvent plus le besoin.

    J'ai très vite découvert que dans ce "petit monde" de la politique locale (très locale), on devait dissocier les personnages interlopes qui s'y complaisent : tout un noyau d'arrivistes peu scrupuleux à écarter allégremment sans arrière-pensée.

    Dans tous les conseils de France et de Navarre - sans oublier bien sûr, ceux de Fillé - les courtisans de naguère se retrouvent - au fur et à mesure qu'approchent les élections municipales - subitement, je dirais même : brutalement, possédés de la science infuse et habités d'un égo surdimensionné. Et de jalousies mesquines en jalousies mesquines, ils deviennent renaudeurs, comploteurs, magouilleurs, séditieux et j'en passe... enfin, tout cela avec le recul, tiendrait du comique si ce n'était pas tout simplement du ridicule.   

    Mes lectures et ma faible expérience de ce que j'ai vécu à Fillé m'ont appris à connaître le comportement des humains trop souvent motivé par leur intérêt immédiat et j'ai pu constater combien étaient rares ceux ayant un sens moral, un goût et des exigences élevés. Les médiocres s'en prennent facilement à l'homme de caractère qu'ils jugent présomptueux et arrogant alors qu'une lame de fond le pousse au premier plan, préférant celui qui résiste, efficace dans l'action aux profanes, inaptes, enfin, tous ceux qui sont sans ressort.

    On ne peut qu'être dubitatifs quand, il y a une vingtaine d'années, on s'est aperçu qu'aucune personne n'avait pris la peine de se déplacer à la MTL à une soirée organisée au bénéfice du Téléthon par la Municipalité mais quand il s'agit de venir assister à une réunion de conseil qui promet d'être houleuse ; quand il s'agit pour les railleurs de tout poil de venir se gargariser du "bêtisier municipal qui regorge de mensonges", il y a beaucoup de spectateurs de tous bords à venir s'y délecter.

     

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    Je vous livre volontiers d'autres impressions sur ce que je pense que doit être la vie d'une petite commune :

    LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, des mots écrits sur la pierre des édifices publics qu'il faut faire vivre dans cette première cellule de la vie démocratique qu'est la commune.

    La LIBERTE ? certes les libertés existent , mais il ne suffit pas de les proclamer, il faut aussi respecter celle des autres.

    La FRATERNITE ? un bien grand mot dans ce monde de "chacun pour soi", de l'isolement et parfois de la solitude. Les talents, la générosité, le besoin d'enthousiasme existent mais nous constatons que chacun s'enferme de plus en plus dans les limites de sa clôture, dans sa "bulle".

     

     
     
     
    Pastel du moulin de Frédric PIQUET
     
     
    L'homme des grandes ambitions écologique : le Maire étiqueté VERT, nous informait en début d'année 2010 que le marché BIO qui avait été créé en 2006 par la municipalité précédente - une spécialité filléenne d'après les élus (sic) - attirait une quinzaine de participants ; puis en Septembre, on nous annonçait deux rendez-vous mensuels au lieu d'un, donc, tout laissait à penser que cet évènement montait en "puissance". Or, patatras, on décide d'interrompre la tenue de ce marché en décembre 2010. Surprenant alors que l'on nous annonce que le marché bio alimentaire est en forte progression partout. Enfin, pour un maire VERT fermer un marché BIO, c'est bien là tout le paradoxe !
    Mais, tout aussi surprenant quand on sait que l'on a vendu un espace VERT, acquis par les colotisseurs, il y a de cela 25 ans, pour construire désormais un lotissement locatif  ! on s'interroge, bien sûr, car on ne pouvait pas imaginer qu'un jour, un espace vert puisse devenir constructible !
     
    On se souvient même qu'à une certaine époque, notre élu VERT jugeait qu'il y avait trop d'arbres dans les derniers lotissements construits sur la commune .. il n'y a point de contradictions dans la nature, mais cet argument bizarre est tout de même contraire à l'étiquette "verte".
     
    En parcourant la campagne, on voit quelques fois des feux de broussaille. Une circulaire ministérielle datant du 18 Novembre 2011 interdit le brûlage à l'air libre de déchets verts sauf dérogation : "les végétaux doivent être secs". Je pense aussi qu'il vaut mieux brûler sur place en respectant certaines précautions (sens du vent, etc..) que de mettre des camions ou voitures avec remorque sur la route pour transporter les broussailles à la déchetterie (essence ou fuel dépensés, etc...).
     
    Ci-dessous, le 10 Août 2010, nous avons assisté au passage du Tour de France Féminin. C'est une occasion assez rare de voir cet évènement sportif dans notre commune. Bien sûr, il s'agissait d'un passage très fugitif mais il eût été bon que la commune en fasse préalablement l'information auprès des habitants ainsi les spectateurs auraient été plus nombreux et surtout auprès des riverains pour la gêne occasionnée car les routes empruntées par les concurrentes de cette compétition ont été fermées à la circulation quelque moment... 
     
     
     
     
     

     




    photo M.L.

    ENFIN.. PASSONS...

    Moi, lorsque j'avais vingt ans, je quêtais ardemment la vérité. Je croyais que les livres pouvaient m'y donner accès. A l'adolescence, je lisais Camus, Claudel, Péguy, Descartes et beaucoup d'autres auteurs... je dévorais tous les livres. Quand il m'arrivait de prendre le train pour me rendre à Ingrandes, à Nantes ou à Paris, je savais que les voyageurs dans le compartiment ne supporteraient pas de voyager trois heures sans entamer la conversation avec leurs voisins. Alors moi, sans trop y participer, j'écoutais leur bavardage, j'écoutais sans ennui, l'un deux était peut-être porteur d'une pensée libératrice, il m'est arrivé d'assister à des conversations brillantes où questions et réponses se télescopaient.

    A plus de soixante dix ans, je suis renvoyée à ma propre solitude. Je prends rarement les trains mais je n'aime plus entendre les gens jacasser dans les trains : c'est la misère
    intellectuelle.

    Une anecdote, en 2006, dans un TGV en revenant de Marnes-la-Vallée avec ma petite-fille, une jeune-fille de 16/17 ans prend place sur la banquette en vis-à-vis et aussitôt extrait son portable de sa poche. Une heure et demi durant, il ne quittera pas sa main. Au début, je pense qu'elle consulte des messages. En réalité, elle envoie des SMS et une discrète vibration l'avertit des réponses. Rien de très original dans cette occupation sinon qu'à aucun moment l'adolescente ne paraît se détacher de son portable pour jeter un oeil sur le paysage ou se plonger dans quelque lecture. A aucun moment, elle n'a levé un regard sur ses voisins. C'était bien son droit, direz-vous de rester dans sa "bulle". Droit à l'indifférence ! et pourtant, je crois que dans notre société l'écoute à céder la place à des bavardages sur portable ou sur écran.

    Et pourtant, la citoyenneté suppose à consentir à partager l'existence d'inconnus que la vie rapproche de nous : là où nous sommes, c'est-à-dire dans le territoire de la commune : les citoyens dans la cité.

    La commune ce n'est pas seulement la tension de périodes électorales avec leur souverain mépris c'est aussi le désir d'accueillir, de s'ouvrir aux autres, la tolérance, la recherche de l'amitié, la sauvegarde du paysage et en un mot : LE SAVOIR VIVRE.
     
     

    Mieux vaut perdre une élection que perdre son âme"aurait dit un ancien Maire de Lyon. Manifestement, à Fillé, deux "prétendants" au poste de Maire en 2008 ne s'embarrassaient pas de tels scrupules. En tout état de cause, que Monsieur le Maire sache bien que personne ne fut dupe de ses manoeuvres bassement électorales. Quand on en est au point de s'allier avec l'un de ses adversaires pour gagner une élection : ceci est de la prostitution politique ! donner pour consigne à ses électeurs de rayer les dix derniers de sa liste pour y apposer le nom de ceux de la liste adverse : merci pour les co-listiers rayés dans cette combine douteuse. 

    En prenant le pouvoir en 2008, dans un contexte soi-disant catastrophique au niveau des finances, sa première décision ainsi que celle de ses adjoints a été d'augmenter considérablement leurs indemnités... la justification relève sans doute de l'intérêt général ! Le maire et les adjoints des trois mandats précédents avaient choisi de ne pas utiliser le maximum d'indemnité autorisé.

     

    Ainsi, vous l'aurez compris il n'y a pas de quoi s'enthousiasmer sur les grands projets actuellement en cours et nous comprenons la déception des habitants qui trouvent la soupe politique un peu aigre faite de contradictions et d'incompréhension avec tous ces principes d'écolos/bobos ; ils regardent leur village replié sur lui-même et se protéger adroitement de tout ce qui est étranger à ces principes doctrinaires. Comme si nos élus détenaient la pensée unique !

     

     
    IL EST SOUHAITABLE QU'A L'AVENIR, IL N'EXISTE PLUS QU'UNE SEULE COMMUNE. PAR EXEMPLE : "LA SUZE, VAL DE SARTHE" LAQUELLE REGROUPERAIT TOUTES LES COMMUNES DU CANTON VAL DE SARTHE ! OUI MONSIEUR LE MAIRE ! Il en sera fini de voir les communes aux mains d'incompétents.
     


     


     

      

     


     
    photos COLLECTION PARTICULIERE

    ci-dessus mini-tornade en 2000

     
    Photo collection particulière
    ci-dessus le bateau "LE MANS" accosté
    au port de FILLE
    photo collection particulière
    pêcheur près de la passerelle en été


     

     

    tableau peint par Bernard LOCCA lorsqu'il séjournait à FILLE pendant l'été 1952 : magnifique chef d'oeuvre
       

     

     
     


     

     



     
     

          

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    Merci RAOUL de nous avoir livré avant de partir vos souvenirs de meunerie sur cassette ou même de vive voix et parfois ponctués d'anecdotes succulentes et surtout de nous avoir permis que ce site inestimable et si cher au coeur de tous les filléens serve d'écrin à des talents d'artistes
     
    (Raoul Cosnier est à l'extrême gauche devant son moulin).
     
     
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    Lors d'une manifestation en 1990 de voitures anciennes à Fillé (le Maire à droite dans le véhicule).
     
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    manifestation de voitures anciennes ci-dessus et ci-dessous
     
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    Un rassemblement de motos TRITON : le club a été accueilli dans la salle des fêtes les 14/15 et 16 Août 2003 et il a transformé le stade en un vaste terrain de camping.
    On déplaçait les foules en ce temps-là...
     
     
     
    200311.jpg
     
    Les beaux soirs d'été avec les bouillonnantes !

    Une soirée conviviale dans une chaude ambiance dont beaucoup se souviennent dans le village

    (ci-dessus, pic-nique près du moulin et ci-dessous, défilé dans les rues).

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    mariag10.jpg

    Un soir de l'été torride de 2003.

     

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    Démonstration de débardage au moulin.

     

     

     

     

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    défilé des enfants des deux écoles lors du cinquantenaire de la Libération de Fillé.
     
     
     

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    Une charmante infirmière participe au défilé de la fête lors du cinquantenaire de la Libération.
     
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    Comice agricole de 1992 : une joyeuse kermesse !
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    Sur les berges du canal à l'emplacement de la guinguette actuelle.
    JUIN 1996.jpg
     
     
    C'EST LA FETE AU MOULIN ! un GROUPE DE CHANTEURS LIGERIENS de l'Association "ELLEBORE"
    Ce groupe participe aux fêtes ligériennes et aux grands rassemblements maritimes où ils y chantent des chansons de la marine de Loire

    c'est ça L'ESPRIT GUINGUETTE !
     
    Autre avant-goût de guinguette dans la fin des années 90 près du moulin lors d'une kermesse.
     
     
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