• En Juin 2006, Inauguration de l'agrandissement de l'école et du local de garderie péri-scolaire.

     

     

     

     

     

    Cérémonie d'inauguration : à gauche : M. François FILLON, à l'époque sénateur de la Sarthe, au centre, son prédécesseur, M. Jacques CHAUMONT, puis à droite : M. Gérard CHOISNET, Maire de Fillé et M. Philippe GIRARDOT, Président de la Communauté de Communes, entourés par les enfants de l'école. 

     

    En Novembre et Décembre 2000, Formation aux Premiers Secours dispensée par la Croix Blanche de Spay dans la classe SCAN située derrière la Mairie

     

     

    Fillé à l'aube du XXI° siècle

     

     

    En 2001 = Nouveaux horaires à l'agence postale :

     

     

     

    L'agence postale communale bénéficie de nouveaux horaires. Ils prennent mieux en compte les besoins des habitants. Le maire, Gérard Choisnet, se félicite de ce bon partenariat.

     

    Le trafic de la Poste est en augmentation à Fillé, + 7,44 % alors que la moyenne du secteur connaît une évolution plus réduite, + 1,84 %. La direction départementale de la Poste a choisit d'accompagner ce bon résultat en améliorant le service offert aux usagers.

     

    A compter du 3 septembre, l'agence postale ouvre ses portes les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9 h à 12 h et de 15 h à 18 h ; le samedi de 9 h à 12 h. Le guichet est fermé le mercredi. « Notre partenariat a débuté en 1994, avec la création d'une agence postale, j'ai toujours pensé qu'il était important pour une commune de disposer d'un bon service public, c'est le cas ici », précise Gérard Choisnet.

     

    (extrait O.F. 4.9.2001)

     

    Le guichet de l'agence postale sera ouvert plus tard le soir.

     

    16 novembre 2002 : Remise des insignes d’Officier des Arts et des Lettres à Alain Passard par François Fillon, alors ministre des Affaires sociales en la Mairie de Fillé.

     

    François Fillon, ministre des Affaires sociales a remis, le samedi 16 Novembre 2002, en la Mairie de Fillé-sur-sarthe, les insignes d'officier d'Arts et des Lettres à Alain Passard, chef du restaurant l'Arpège à Paris et ce, en présence, bien entendu, du Maire de Fillé, Gérard Choisnet et de quelques invités.

     

    Alain Passard avait annoncé qu'il donnait la priorité sur sa carte aux légumes et c'est à Fillé qu'il a acquis deux hectares (dans le domaine du Gros Chesnay) pour y cultiver le potager qui alimente son restaurant prisien. Des herbes, des fruits rouges et un verger sont au programme des prochains mois.

     

     

     

     

    Fillé à l'aube du XXI° siècle

     

    Avant la cérémonie du mariage, devant le moulin de Fillé.

     

     

     

    La compagnie du Regard poursuit son périple dans la Vallée de la Sarthe. Dimanche à Fillé, le spectacle a pris un tour inattendu, avec la célébration symbolique du mariage de deux membres de la famille Ginkgo. Le maire Gérard Choisnet s'est prêté avec humour à cette cérémonie.

     

    « Fillé-sur-Sarthe devient aujourd'hui le Las Vegas sarthois du mariage ! » C'est par ces mots que Gérard Choisnet a débuté la cérémonie. « Deux membres de la troupe m'ont contacté dans la matinée de dimanche. Ils souhaitaient que j'organise une cérémonie de mariage avant le concert donné par l'Open Jazz Band, j'ai bien évidemment accepté. » Aussi, la parade musicale qui est partie de l'église, pour se rendre au moulin, était conduite par le couple endimanché. On pouvait entendre des « Vive les mariés ! » lancés par les villageois. La cérémonie s'est déroulée dans les jardins du moulin communal, « sous l'arbre de la fécondité ». Après avoir prononcé le traditionnel oui, les mariés se sont embrassés avec fougue devant un public heureux. L'Open Jazz Band pouvait débuter son concert. Après le repas pris en commun, les spectateurs ont pu participer au spectacle interactif intitulé La croisière de la famille Ginkgo. Le périple se terminera à Roézé-sur-Sarthe, ce mardi, à la Guinguette du Camping.

     

    (extrait O.F. 12/8/2003).

     

     

     

     

     Entre Sarthe et Loir : le syndicat est dissous et le conseil ratifie cette dissolution ainsi que la répartition de l'actif et du passif. (dernier Président : Gérard Choisnet).

     

     

     

     

     

    Fillé à l'aube du XXI° siècle

     

    Lors de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux, Gérard Choisnet a fait le point sur l'année écoulée et sur les projets pour 2004. La commune poursuit sont développement à un rythme soutenu, elle compte aujourd'hui 1 433 habitants, soit 30 % de plus qu'en 1999.

     

    Le lotissement du Clos des Fontaines, route du Bur, est bien avancé, plus de 20 maisons sont d'ores et déjà habitées ou près de l'être. Celui du Perroquet 1 est pratiquement achevé. « Pour le lotissement du Bourdigale, nous en sommes à la finition des voiries. Il n'y a plus aujourd'hui de terrains constructibles, il nous reste seulement une dizaine de parcelles le long de la rue de la Libération et 5, rue de la Bourdigale. Nous comptons désormais 1 433 habitants, soit + 30 % depuis 1999 » précise le maire. La commune s'est attachée en 2003 à accueillir l'ADSL (internet à haut débit) et à favoriser les communications téléphoniques mobiles. Un pylône SFR sera prochainement installé à cet effet sur la zone artisanale. En matière d'enfouissement de réseaux, il reste à programmer la rue de la Libération. La commune a également procédé à plusieurs acquisitions foncières : un terrain à côté de la mairie pour un aménagement futur et la dernière maisonnette au bord de l'eau. Cette dernière opération, qui a débuté en 1990, offre aujourd'hui à la commune une maîtrise totale du foncier de ce secteur. « Pour accompagner la mutation de notre commune, il faut prévoir des investissements dans les équipements nouveaux. L'extension de l'école sera le grand chantier de cette année. Il s'agit d'une opération de 610 000 €, avec 229 000 € de subventions et de retour de TVA. La construction des nouveaux bâtiments nous permettra de récupérer le local dit de «La Moufette». Nous souhaitons y développer un projet pour la petite enfance, afin de répondre au manque d'assistantes maternelles » ajoute Gérard Choisnet.

     

    L'extension du groupe scolaire sera le grand chantier de l'année 2004.

     

    (extrait O.F. 9/1/2004).

     

     

     

     

     

     

     

     

    Fillé à l'aube du XXI° siècle

     

    L'extension du groupe scolaire sera sans conteste le grand projet de l'année 2004. Les travaux ont débuté le 15 décembre dernier. Ils devraient s'achever dans le courant de l'été.

     

    L'extension du groupe scolaire est un projet important. L'équipe municipale a décidé de construire deux nouvelles classes, une salle informatique, une salle de repos, qui servira également à l'accueil périscolaire, de nouveaux sanitaires, des locaux de rangement, et un nouveau préau. Cette extension permettra par ailleurs de rendre à la salle de motricité (100 m2) sa destination initiale. Les locaux de La Moufette seront également à nouveau disponibles. Les travaux doivent se terminer pour la fin juillet. Le nouveau groupe scolaire devrait être ainsi opérationnel pour la rentrée de septembre 2004. « La dalle de béton va être coulée prochainement. Le plombier et l'électricien viennent de passer les réseaux », précise le maire, Gérard Choisnet. Le projet a été confié à M. Geffroy, architecte manceau, qui avait déjà réalisé la première construction. L'opération s'élève à 600 000 €, dont un peu plus de la moitié reviendra à la charge de la commune. « Nous avons obtenu 141 000 € de dotation de l'État, 12 000 € de dotation parlementaire, et nous espérons un coup de pouce de la Caisse d'allocation familiales. Nous aurons également 100 000 € de retour de TVA ».

     

    L'extension du groupe scolaire représente un investissement de 600 000 €.

     

    (extrait O.F. 20/01/2004)

     

     

     

    Au printemps 2004, une course cycliste est organisée par Le Mans Sarthe vélo en étroite collaboration avec la commune de Fillé qui avait bien fait les choses. La presse locale a souligné le cadre idéal et les nombreux spectateurs sous un soleil de fête, enfin, tout était réuni pour que cette épreuve soit une réussite. La victoire est revenue à Romain Furet de l'EC Changé.

     

     

     

     

    En 2006 = Inauguration de trois nouvelles classes scolaires :

     

     

    Fillé à l'aube du XXI° siècle

     

    François Fillon, sénateur de la Sarthe, Marc Joulaud, député, Gérard Saudubray, conseiller général, M. Rouannet, inspecteur d'Académie et Gérard Choisnet, maire de la commune ont inauguré vendredi en fin d'après-midi l'extension du groupe scolaire. L'école qui accueille aujourd'hui près de 160 élèves, dispose de trois nouvelles classes, une salle informatique, une tisanerie, un nouveau bloc sanitaire, des vestiaires, des locaux pour la garderie périscolaire et un espace de rangement.

     

    M. Geffroy, architecte, a de nouveau réalisé cette opération qui s'élève à 600 000 € dont 150 000 € de subvention de l'État, 16 000 € de dotation parlementaire et 12 000 € de la caisse d'allocation familiales. « Cette inauguration est le témoignage de la vitalité de la commune. En entrant dans l'école on mesure toute de suite l'investissement de l'équipe enseignante et le travail pédagogique réalisé », indique l'ancien ministre de l'Education nationale, François Fillon. « L'école actuelle a été construite en 1992, depuis notre village a beaucoup évolué puisque nous comptons un peu plus de 1 500 habitants. Nous n'avions plus assez de place pour permettre une bonne scolarisation de tous les enfants, » ajoute le maire, Gérard Choisnet.

     

    Gérard Choisnet, François Fillon, Marc Joulaud, Gérard Saububray et Jean-Claude Rouannet ont participé à cet événement;

     

    (extrait O.F. 26.6.2006)

     

     

     

    En Novembre 2006 :  CINQUANTIÈME ANNIVERSAIRE DE LA CONSÉCRATION DE L'ÉGLISE

    Fillé à l'aube du XXI° siècle

     

     

    De gauche à droite, Gérard Choisnet, maire, le curé Maurice Baron et le doyen Renaud Laby.

     

    Le 7 août 1944, les troupes américaines entrent dans la commune. Une présence allemande est suspectée dans le clocher de l'église, un tir de canon est effectué, une grande partie de l'édifice est alors détruite. Une souscription va être lancée auprès des paroissiens pour compléter le projet de restauration. Le curé Maurice Baron a une idée spectaculaire, il se propose de traverser la Sarthe qui serpente dans le village en marchant debout sur un fil. Ce sera fait en 1957, une photo en témoigne. Le curé Baron est en soutane, le public est nombreux, il s'en rappelle en encore !

     

    Le week-end dernier, la communauté chrétienne de la paroisse, qui rassemble les communes de Spay, Guécélard et Fillé, s'est rassemblée pour se souvenir du cinquantième anniversaire de la consécration de l'église. Une messe, présidée par le vicaire général Jean Brégeon et concélébrée par le doyen Renaud Laby, a permis de marquer l'événement.

     

    A l'issue de la cérémonie les participants ont pu découvrir une exposition sur l'histoire de l'église locale, des dessins réalisés par les enfants de l'école Saint-Charles. L'équipe paroissiale a, par ailleurs, projeté un film retraçant les différentes périodes de l'édifice.

     

     (extrait O.F. 16/11/2006).

     

    Fillé à l'aube du XXI° siècle

     

    Samedi matin, armée de râteaux, perches, fourches, etc., l'association Chasseurs, de gibier d'eau de la Sarthe (CGEA), était dès 9 h au port d'Arnage, sous la houlette d'Alain Lalande, Arnageois, coordinateur de l'opération et Michel Rak, président.

     

    « Le but, explique Alain Lalande, est de ramasser tous les déchets flottants non biodégradables. Nous laissons le bois, par exemple. On y trouve beaucoup de sacs plastiques, des canettes en verre, des bouteilles plastiques, des fauteuils de jardin... Nous en ramassons généralement plusieurs dizaines de sacs plastiques. Et, c'est le maire de Fillé Gérard Choisnet qui réceptionne ces sacs ».

     

    Le groupe s'est scindé en deux, certains sont partis du port, ralliant Spay, d'autres de Fillé-sur-Sarthe jusqu'à la Beunêche, soit 15 km. « À notre demande, cette zone jusqu'à Fillé est en réserve non chassée depuis les dernières adjudications, explique Michel Rak. C'est une zone assez urbanisée et nous avons fait un compromis avec les riverains. La zone Fillé La Suze est chassable ».

     

    L'association, créée en 1989 a pour but initial de « regrouper les chasseurs du département afin de maintenir les traditions existantes et de lutter contre les exploitations abusives de la Chasse sur le domaine public fluvial », explique le président.

     

    L'association gère la chasse au gibier d'eau sur une distance de 130 km, (dix lots sur le Loir et sept sur la en Sarthe). Elle regroupe 180 chasseurs. C'est la plus importante association de chasse dans le département. « Il y a quelques années, nous avons réussi à faire participer des classes d'école primaire, mais en raison les problèmes de sécurité, ça n'est plus possible ».

     

    « Nous organisons depuis plus de 12 ans, une sortie nettoyage de printemps ». C'était la deuxième fois à Arnage.

     

     

     

    Fillé à l'aube du XXI° siècle

     

     

    Du port d'Arnage à Fillé-sur-Sarthe, la pêche a une fois encore été bonne pour les chasseurs de « gibier d'eau ». Sur une quinzaine de kilomètres, ils ont retiré de la rivière : deux extincteurs, deux fauteuils plastique, au moins douze cubitainers de vin, un pare-chocs de voiture, deux sacs de bouteilles plastiques, de la ferraille, du plastique et divers objets issus de l'alimentaire.

     

    Gérard Choisnet de Fillé-sur-Sarthe a proposé de réceptionner tous les détritus.

     

    Les détritus de tous genres ont été une nouvelle fois sortis de la rivière par les chasseurs de gibier d'eau.

     

    (extrait O.F. 27.4.2007)

     

     Le maire Gérard Choisnet a fait part d'un projet sur la commune, lors de la cérémonie des voeux mardi. « 2008, devrait être le départ du développement économique de notre village. Un projet très prometteur est actuellement à l'étude. Notre village a été choisi pour accueillir une résidence services pour les seniors avec une centaine d'appartements. Il sera nécessaire pour cela de construire un bâtiment de 5 000 m2 à l'emplacement des anciennes carrières du Maine. »

     

    Gérard Choisnet est satisfait de l'aménagement du site du moulin. L'opération menée par la communauté de communes du Val de Sarthe permettra l'ouverture d'un centre de loisirs fluvial avec une guinguette. Il s'est aussi félicité de la progression démographique de la commune. Elle compte désormais 1 548 habitants. L'année 2007 a été marquée par les travaux d'enfouissement des réseaux et de l'éclairage public de la rue de la Libération. Il restera à procéder à la réfection de la voirie.

     

     (extrait O.F. 161.2008)

     

     

     

     

     

    Fillé à l'aube du XXI° siècle

     

     

     

    Le centre de loisirs fluvial de MoulinS'Art est devenu un pôle de référence pour les visites pédagogiques des écoles, collèges et lycées. Ainsi, cette année, plus de 800 élèves vont être accueillis sur place. À cela s'ajouteront les nombreux centres aérés qui ont prévu de visiter les lieux.

     

    Il faut reconnaître que le site ne manque pas d'atouts. Il y a d'abord le moulin, en état de marche, qui produit et vend de la farine. Et puis le four à pain qui permet d'organiser des ateliers. La base nautique offre quant à elle la possibilité de découvrir la Sarthe ou le canal, avec des barques électriques ou des canoës. L'espace est vaste. On peut s'y promener, y jouer, y pêcher.

     

    Enfin le centre d'art contemporain, avec ses résidences d'articles qui créent et exposent sur place, ou interviennent en direction des écoles et des centres de loisirs.

     

     

     

     (archives O.F. 02.05.2009).

     

     

    Fillé à l'aube du XXI° siècle

     

    28 Juin 2008, inauguration de la rénovation du moulin qui porte désormais le nom de "Moulin CYPRIEN" et du site de l'Ile de MoulinS'Art en présence de Messieurs JOULAUD, député, HOUSSIN, sous-préfet de la Flèche, SAUDUBRAY, ancien conseiller général , Madame ALBAGLI, vice-présidente du Pays "Val de Sarthe" et Monsieur GIRARDOT, ancien Président de la CDC et bien sûr Monsieur CHOISNET, porteur du projet du site de l'île de MoulinS'Art.

     

     

     

     

    En 2018 s'est achevé la rénovation de l'ancienne école située près de la nouvelle cantine pour abriter la bibliothèque municipale. Nous l'avons dit en son temps, c'est un projet qui est loin de faire l'unanimité et qui va directement plomber les finances communales.

     

    Pour ma part (et cela reflète l'opinion générale) j'ai toujours pensé que le projet, par contre, n'est pas très innovant à l'heure où dans chaque chef-lieu de département ou de canton (bibliothèque intercommunale), il y a généralement une médiathèque ou chaque citoyen a accès à différents types de médias. Dans ces établissements, des documents sonores et enregistrements vidéos viennent s'ajouter aux ouvrages écrits ; de plus, les supports numériques sont venus compléter les supports traditionnels : e-books (livres numériques) sur tablettes tactiles, liseuses, smartphones ou ordinateurs personnels. Donc, la création d'une bibliothèque municipale à proximité de deux médiathèques (celle du chef-lieu départemental et plus encore, la médiathèque intercommunale) nous paraît totalement décalée.

     

    On est maintenant dans l'intercommunalité, on ne faut pas forcément investir pour sa chapelle.

     

    Et par ailleurs, de plus en plus de particuliers s'équipent de liseuses. Quant au groupe scolaire, il était déjà équipé d'une bibliothèque pour les élèves. Mais il est vrai que c'était le projet de certains (ou plutôt de certaines) dans les anciens conseils qui ne juraient que par une bibliothèque municipale comme si c'était la panacée de l'équipement culturel moderne.

     

    D'ailleurs, dans un de ces bulletins d'infos, le Maire avait posé lui-même la question que, selon lui, certains se posaient "Est-ce bien raisonnable un tel équipement dans un village comme le nôtre ?". En voilà une question qu'elle est bonne ! Là, en bref plutôt une interrogation qui pose question... 

     

    Par ailleurs, en 2018, on a procédé à l'installation d'une "voie douce" (de grands mots pour désigner la banalisation d'une voie cycliste et piétonne) le long de la première portion de la route des Vignes. Or, il s'avère que cette voie est déjà déconseillée par les randonneurs et clubs de vélos route (trop dangereux pour les pneus sauf ceux des VTT bien entendu). Par ailleurs, on n'a pas constaté un changement comportemental des usagers.

     

    Seulement, on a vu les choses en grand en banalisant cette voie par des balises à distance régulière favorisant évidemment le ralentissement. Pour une "voie douce" la note elle n'est pas douce : 470 000 €. Je vous garantis que la somme fait bondir. Bien évidemment, il a fallut buser les fossés du côté des numéros pairs mais ils ont été comblés sans revoir l'assainissement ! 470 000 € : il est vrai que la sécurité n'a pas de coût mais tout de même beaucoup de riverains pensent qu'il eut été préférable de faire le "tout à l'égout" pour le même prix, cela aurait été plus utile et plus écologique.

     

    A l'écoute des riverains de la route : ceux-ci font un constat affligeant, à l'heure où les collectivités déplorent une baisse des dotations de l'Etat : Un gaspillage éhonté de l'argent public (pour rappel : 470 000€) et qu'on ne vienne pas nous dire que c'est en sécurisant une portion de route de 1km200 sur la commune (d'autres voies comme la route des Vignes et la rue des Gesleries étaient nettement plus prioritaires) que l'on a fait un grand pas dans la création de pistes cyclables dans le secteur pour rassurer le piéton et le cycliste lambda. Dans ce quartier excentré, il eut fallut déjà limiter d'abord les constructions.

     

    La CDC du Val de Sarthe se proposait de créer également une voie douce à la Suze, route du Mans et dans une autre commune. Pour ce qui est de la portion de voie, route du Mans, les élus ont refusé l'aménagement prétextant que cette route était déjà limitée à 50 km/h et n'était pas du tout accidentogène, ce qui était le cas aussi pour la route des Vignes.    

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En prenant connaissance du journal local 2018, nous sommes surpris d'apprendre que le Maire actuel conteste le système de chauffage de l'école au prétexte que la gestion est obsolète ...(?). Ces bobos hors sol préconisent le chauffage au bois - carrément ancestral - et préfèrent la déforestation à l'usage de l'électricité. Nos écolos de base nous voudraient nous faire avaler des couleuvres ?

     

    Souvent présenté comme une alternative propre, les faits montrent que le chauffage au bois est loin d'être écologique. La combustion du bois dégage d'importantes émissions qui contribuent significativement aux épisodes de pollution atmosphérique.

     

    La combustion de bois dans les foyers individuels, qu'il s'agisse de chaudières, cheminées, inserts ou cuisinières, "contribue pour une large part en France aux émissions annuelles d'hydrocarbures aromatiques polycycliques"(rapport de l'Ineris) . Sans oublier le benzène, le monoxyde de carbone et les particules fines, des substances dont la cancérogénicité est démontrée. 

     

    Or, le système de chauffage par plafond rayonnant dont le Maire qualifie la gestion d'obsolète (les experts nous disent qu'ils ne savent pas s'en servir tout simplement) nous a été suggéré par EDF lors de la construction du groupe scolaire, Il a été installé par la Société DELTA DORE - fabricant en gestion de l'énergie -  basée près de Saint-Malo et nous découvrons aujourd'hui à la page 4 du journal "OUEST-FRANCE" du 5 Juillet 2019 que l'Entreprise a lancé un plan d'actionnariat salarié.

     

    Ouest-France précise que "cette belle entreprise" emploie 750 salariés. En tout état de cause, si depuis les années 90 elle n'installait que des systèmes de chauffage à la gestion obsolète, il y a belle lurette qu'elle aurait déposé le bilan et aujourd'hui elle n'en serait pas à lancer un plan d'actionnariat salarié. C'est donc la preuve de son développement et de son efficacité. 

     

    Encore la preuve d'analyses faites dans le journal de la commune d'un niveau très bas et méprisables. Par ailleurs, l'artisan local qui a installé le chauffage par plafond rayonnant est très "remonté". Il y a de quoi !

     

     

     

     

     

     

    UN SECOND MANDAT POLITIQUE POUR L'ÉQUIPE ACTUELLE VA S'ACHEVER EN MARS PROCHAIN ... 

     

    L'HISTOIRE NE RETIENDRA RIEN DE SES DOUZE ANNÉES DE MANDAT POLITIQUE : QUE D'ERREURS, DE MAUVAIS CHOIX CUMULÉS, DES DÉCISIONS PRISES SANS PERSPECTIVE D'AVENIR ET SANS OUBLIER DES BOURDES MONUMENTALES ET IMPARDONNABLES !

    Tout est dans le "paraître" avec une vanité exubérante et largement affichée ce qui accentue le ridicule, le risible... Les gesticulations, polémiques, coups de menton, des déclarations d'auto-satisfaction bravaches : autant de symptômes de leur inaptitude et amateurisme. 

    Mais c'est aussi - chez le maire - cette fâcheuse tendance à vouloir masquer les situations gênantes par des paroles vides de sens en manifestant parfois même un certain agacement, à vouloir se dérober systématiquement face aux sollicitations des administrés avec des réponses évasives ponctuées de "oui, oui" (ce qui lui a valu un certain sobriquet) mais les revendications : jamais honorées ! manque de courage, incompétence ? cette attitude a été observée de façon récurrente par les habitants pendant ces deux mandats. 

    Un "conseil des sages" avait été créé au début du premier mandat visiblement dans une logique électoraliste. Aujourd'hui, on n'entend plus parler de ce petit comité d'anciens : "désormais, circulez y'a rien à voir..." comité, du reste, superfétatoire dans la mesure où l'on doit élire déjà une liste de conseillers municipaux ... bref, maintenant, il n'a plus de raison d'être sans doute !

    Depuis le temps que tous ces individus voulaient la place et certains s'acharnant depuis belle lurette : ils ont été pitoyables... A noter aussi le recul démographique : au dernier recensement de 2017, la commune est repassée sous le seuil de 1500 habitants alors qu'elle atteignait les 1520 habitants au recensement complémentaire de 2008. 

    Après ce bilan désastreux, l'autre alternative est tout aussi brutale : on assiste à l'émergence d'individus du même acabit. Un parachuté - aux dernières nouvelles - devrait affronter les urnes filléennes aux prochaines élections ce qui n'est pas, bien évidemment, du goût de tout le monde.

    Mais pourrait-il être pire que son prédécesseur ?

    Dans quelques jours (ou quelques semaines en raison du confinement), le Conseil Municipal sorti des urnes devrait se charger d'élire un nouveau Maire : L-M. Faburel ; le résultat du scrutin n'est cependant pas glorieux pour la démocratie : on assiste à un vote sanction franc et massif avec seulement 32 % des votants pour cette liste d'extrème-gauche, un taux d'abstention record de 60 % qui n'est pas seulement du à la menace du coronavirus mais au fait que ce Monsieur est simplement un inconnu du public filléen bien qu'il se flatte de fréquenter les associations depuis six mois mais il ne s'est même pas présenté à celui qui fut Maire avant lui pendant dix-neuf ans et qui fut à l'origine de nombre de réalisations (entre-autres : le groupe scolaire, Moulin S'Art, l'enfouissement des réseaux, etc...). Bref, c'est la débâcle vertigineuse de la démocratie locale. INQUIÉTANT ...

    Au regard de l'effroyable tragédie sanitaire que nous vivons depuis une dizaine de jours, nous apprenons que dans la plupart des communes du Maine et Loire et de la Mayenne notamment et sans doute en Sarthe, se tient chaque matin dans les mairies une cellule de crise pour venir en aide aux habitants les plus âgés en particulier afin d'informer l'ensemble de la population et surtout de se tenir informés des besoins. Ici, rien, c'est "circulez, ya rien à voir". On ne voit personne - aucun représentant de la Municipalité (l'ancienne puisque la dernière élection est sans lendemain) ; bref, alors qu'autour de nous, à la faveur des beaux jours, certains habitants se croyant en vacances visiblement se regroupaient entre voisins pour un barbecue ou une partie de pétanque donc : confinement quasiment nul puisque personne ne vient leur faire un rappel au règlement imposé par le Gouvernement. Quand il s'agit de distribuer des tracts pour dire qu'ils sont les plus beaux et les plus forts, ces anciens élus - savent le faire mais dans la crise que nous traversons, ils sont nullards et inexistants, c'est la fuite en avant dans l'incompétence.    CH. CH. 20.3.2020.

    Le nouveau Maire vient d'être élu au sein du conseil. Il se présente comme "apolitique" (?) alors qu'en 2017 aux élections Législatives en Sarthe, dans la 5ème circonscription, il représentait son parti "La France insoumise". Aurait-il viré sa cuti depuis ? sans oublier cependant de postuler au poste de conseiller général du canton (déjà...).

     

     

     

     

    Fillé à l'aube du XXI° siècle

     

     

     

     

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  • EN 1995 :

    VOLONTE CONJOINTE DU MEUNIER PROPRIETAIRE ET DU MAIRE DE LA COMMUNE DE RE-INSUFFLER UNE NOUVELLE VIE AU MOULIN DE FILLE

    Quand le moulin prit le nom de MOULIN CYPRIEN

     

    ci-dessus et ci-dessous, photographies du site avant rénovation que Monsieur René Gaignon - notre historien décédé en 2018 - avait bien voulu remettre en son temps, au Maire de Fillé.

     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     

     

    LE MOULIN DE CYPRIEN

     (du nom du premier meunier de la lignée des COSNIER)
     
    c'est la promesse faite par Gérard CHOISNET au dernier meunier de donner le nom de son grand-père au moulin rénové puis il proposa ensuite à la CDC de donner  le nom de "MOULIN S'ART" au site du moulin comprenant l'ensemble plaine de loisirs + salles d'expos et le site deviendra : l'île de Moulin S'Art.
     
     
    Ci-dessous, vue depuis la nouvelle verrière du moulin sur la Sarthe, les canoës et le pont Harel de la Noe :
     
     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     

    Le moulin arrête définitivement son activité en 1975 et tombe dans l'oubli pendant 20 ans, 20 ans pendant lesquelles le dernier meunier venait chaque jour voir son moulin avec beaucoup de nostalgie... jusqu'au jour où il s'accorde avec le Maire, après la réélection de celui-ci en 1995, pour une location avec promesse d'achat.  

    L'achat viendra plus tard.... après l'an 2000... la Communauté de Communes du Val de Sarthe, sous l'impulsion de Gérard CHOISNET, achète le site car celui-ci savait très bien que les retombées et l'ampleur des projets dépassaient le cadre communal. La CDC du VAL DE SARTHE transforme la plaine attenante achetée précédemment par la Mairie en plaine de loisirs fluviales .
     
    En effet, auparavant, en Janvier 1996, le Maire supputait sur un projet touristique et sportif du Moulin (camping salle d'exposition) premier chiffrage par G. Choisnet 2 millions de Francs avec achat d'une parcelle de terrain (150 000 francs). Toujours à l'initiative du Maire, il avait été créé une association de sauvegarde du moulin  laquelle avait,par la suite, procédé à la réfection de la roue.
     
    Puis un projet plus ambitieux s'élaborait sur centre de Loisirs fluvial avec camping, gîtes, aménagement en salle d'exposition du moulin, activité commerciale. Un chiffre est donné : 4 millions de francs, une idée trop ambitieuse pour la commune soulignait à l'époque l'Association pour le Développement touristique de la Sarthe. Le Maire qui était vice-président de la commission "Tourisme" de la CDC s'est vu en charge de "refiler le bébé" à la Communauté. Ce qui ne fut pas chose facile, chacun prêchant pour sa chapelle.
     
     

     

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    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

    Ci-dessus et ci-dessous, intérieur du moulin : mécanisme et bluterie  
     
     
     
     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     

    IL AURA DONC FALLU  LA PASSION ET LA TÉNACITÉ D'UN HOMME (LE MAIRE, GÉRARD CHOISNET) AINSI QUE  LA VOLONTÉ ET LE TRAVAIL DES BÉNÉVOLES DE L'ASSOCIATION DE SAUVEGARDE - QUI ONT EFFECTUÉ UN TRAVAIL ÉNORME - POUR QUE NAISSE LE PROJET DE REDONNER VIE AU MOULIN BANAL DE FILLÉ SUR SARTHE LEQUEL FUT RACHETÉ ENSUITE  PAR LA CDC DU VAL DE SARTHE QUI RESTERA PAR LA SUITE SEULE GESTIONNAIRE DU MOULIN DE CYPRIEN.
     
     
     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     
    Il aura fallu la passion d'une poignée de bénévoles et du Maire.... celui-ci annonce en public son projet d'acquisition du moulin. Il en rêvait depuis qu'il habitait à Fillé que le moulin ferait un jour partie du patrimoine communal.
     
    Concernant le terrain de la plaine de loisirs que le Maire avait acheté en Juillet 1999, le propriétaire manifestait beaucoup de réticence à le vendre prétextant toujours qu'il existait un trésor caché dans le souterrain, (soit-disant souterrain reliant autrefois le château de Buffes et celui du Gros Chesnay... ).

    Finalement, la parcelle D9 fut donc achetée par la commune pour une superficie de 2 ha 80 a et 20 ca pour la somme de 185000 F se composant de 150000 F pour le propriétaire et 35000 F d'indemnités pour l'exploitant agricole. Le Conseil Municipal après en avoir délibéré donna son accord à l'unanimité pour l'achat de cette parcelle (La Roue Tourne d'Octobre 1999 relatant la séance du Conseil du 7 Septembre 1999).Cette parcelle fut revendue ensuite à la CDC pour en faire la plaine de loisirs que nous découvrons, aujourd'hui, sous nos yeux.

      Ci-dessous, lu dans le Maine Libre : article de presse relatant de la création de l'Association de Sauvegarde du Moulin

    le 15 Mars 1995  
     
     
     
     
     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     
     
               

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     
     
     
    Lu dans le Maine Libre :
     
    "Bien qu'une vingtaine de Filléens minoritaires (?) se soient abstenus d'en voter les statuts, le Maire de Fillé avec, à sa gauche, Monsieur Coutard, Président à l'époque des moulins de la Sarthe, argumentait en faveur de la création de l'association..."
     
    Eh bien, oui malheureusement, pas moyen de sortir un projet comme celui-ci ou bien, plus tard, celui de la guinguette sans que ne se lève une armée de "contre tout et pour rien" - heureusement une petite minorité - qui brandit son désir de vivre seule du plaisir d'être au bord de la rivière sans être importunés par des plaisanciers, des promeneurs ou vacanciers... de préserver l'environnement (le leur surtout) et cette sacro-sainte tranquillité sans "nuisance" aucune : réaction bien égoïste de tout un chacun... 
     

    Quand le moulin prit le nom de MOULIN CYPRIEN

     

    Au Final et au fil du temps grâce à la dictature du Maire ayant succédé en 2008, l'association a changé de nom (une histoire de four au moulin ...) une histoire de four qu'ils ont d'ailleurs construit eux-mêmes car aucun four n'existait dans les  éléments historiques du site : celui d'origine ayant disparu ; bref, ces individus ont cru et croient toujours que le sort du moulin et de sa farine a reposé vainement sur leurs seules petites mains de maçon lorsqu'ils ont restauré l'édifice il y a près de vingt cinq ans !

    Depuis cette association organise régulièrement tous les ans des manifestations autour de leur four (leur seul point de ralliement) en confectionnant des fouaces, des tartes alsaciennes (?) dont le bénéfice va on ne sait où (à s'offrir un repas en comité restreint sans doute).

    Mais ces initiatives qui se sont multipliées d'année en année sont déplorables à tout point de vue car les gérants de la guinguette et du bistrot du moulin qui se sont succédé depuis 2008, se sont indignés de cette incrustation récurrente du site par une association bidon alors qu'ils ont eut du mal à "joindre les deux bouts" chaque saison.

    On n'impose pas sa présence sur un site au prétexte que l'on a rénové en tant que bénévole telle ou telle élément sur le Moulin à une certaine époque. La gratitude s'est manifestée en son temps et maintenant, il faut avoir l'élégance (ou la présence d'esprit) de se retirer dignement comme les autres acteurs de la création de Moulin S'Art ont su le faire.     

     

     

     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     

     

    Photo - collection particulière  - prise devant les bâtiments anciens de la ferme du moulin en juin 1996. Ces bâtiments ont été transformés en 2007 pour en faire des pièces destinées aux artistes-exposants et l'accès de celles-ci ainsi que celle de la salle de séminaire ont été rehaussés par des marches et une terrasse en bois.
     
     
    Dès que la commune a pris possession du moulin et des bâtiments de la ferme, deux employés municipaux ont rénové l'intérieur de la maison d'habitation afin d'y installer un gîte rustique et sympa. Cette opération a même permis de faire apparaître des colombages sur certains murs de la salle principale qui étaient cachés par du plâtre. 
     
     
     
     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     
    Des musiciens et chanteurs du groupe  "ELLÉBORE"  chantent des chansons de mariniers de Loire et leurs bateaux, en juin 1996, lors de la première fête des moulins, derrière les bâtiments de la ferme transformés aujourd'hui en salle de séminaire et résidence d'artistes.
     
    C'EST CELA L'ESPRIT GUINGUETTE !
     
     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     
    Historique du projet de centre de Loisirs Fluvial sur le site du moulin de Fillé :
     
    Suite à un débat d'orientation budgétaire, en 1997, le moulin de Fillé est ressorti plusieurs fois comme méritant de s'intéresser à son exploitation et à sa liaison avec d'autres sites sur la Sarthe ou sur d'autres communes.
    L'idée de l'évolution des statuts pour une compétence "tourisme" est émise.
     
    Une étude de faisabilité économique est envisagée suite à diverses rencontres avec la municipalité de Fillé et l'Association Départementale de tourisme de la Vallée de la Sarthe.
     
    Le 29 Avril 1997 eut lieu une réunion de comité de pilotage tourisme dans le but de préparer les dossiers et le Site de Fillé, au niveau régional est identifié comme intéressant et pouvant faire l'objet d'une labellisation touristique. Un groupe chargé de préparer ce dossier est constitué.
     
    Le 29 Mai 1997, un programme de travail est défini pour élaborer une compétence tourisme. Dans le contenu, l'étude du moulin de Fillé est inscrite comme une action immédiate.
     
    En février 1998, eut lieu l'examen des offres des cabinets d'Etude et en Octobre 1998, l'étude de faisabilité économique d'un centre de Loisirs Fluvial faisait ressortir qu'en matière de faisabilité marketing, le facteur déterminant était la présence de l'eau et la proximité du Mans avec attraction principale le moulin mais qu' il fallait trouver une autre activité complémentaire au moulin : une guinguette a été choisie.
     
    Puis au fil du temps et à ce stade de réfexion,  il apparaissait que l'ancienne ferme devait servir d' hébergement genre gîte d'étape avec une salle d'accueil et d'animation en y octroyant  une halte fluviale, un point de location VTT et kayaks, un parcours de pêche, une halte équestre éventuellement... etc... peut être un mini-golf et bien sûr une aire de détente avec pique nique et jeux pour enfants.
     
    La commission tourisme CDC propose de poursuivre l'étude et d'acquérir le site avec programmation des travaux sur 2001/2002 (ce qui était malheureusement sans compter avec les élections municipales de 2001 ET les changements que cela comporte).
     
    Cependant, la politique touristique du Val de Sarthe se définit peu à peu autour du Centre de Loisirs Fluvial de Fillé. Le site est acquis en Janvier 2000, au prix de 850 000 F soit 129 581 € - c'est-à-dire le prix que proposait un acheteur américain qui s'était porté précédemment acquéreur du Moulin et du terrain situé entre Sarthe et canal auprès du dernier Meunier.
     
    En mai 2000, l'étude de programmation est décidée et confiée par le Conseil Général de la Sarthe à une Société d'Assistance à la Maîtrise d'Ouvrage Publique et, le 15 Juin 2000, la commission "tourisme" définit les enjeux du Centre de Loisirs Fluvial, à savoir :
     
    - créer une dynamique de développement touristique sur le Val de Sarthe ;
    - développer l'attractivité de Val de Sarthe ;
    - développer les liens touristiques et culturels entre les communes, les associations et les professionnels de Val de Sarthe
    et la guinguette est pensée comme élément d'appel fédérateur du site.
     
    En juin 2000, le Conseil Général accompagne le projet dans le cadre du soutien aux projets touristiques structurant la Communauté de Communes du Val de Sarthe et souhaite procéder à une étude d'aménagement.
     
    En Septembre 2001, la finalisation de la programmation des équipements devient incertaine voire hypothéquée par le PPRI (Plan de Prévention des Risques d'Inondation).
     
    Les principes d'aménagement sont toutefois définis comme suit :
     
    - l'un avec la guinguette sur le site au plus près des bâtiments existants à l'emplacement de l'ancien camping ;
    - le deuxième avec la guinguette dans le champ d'à côté, c'est-à-dire au sud de la voie d'accès.
     
    De 2002 à printemps 2003, le projet est en sommeil PPRI puis le 30 Juin 2003, la possibilité de construire la guinguette dans le respect du PPRI est étudiée. Les contours des aléas en fonction des côtes de crue centennale calculées par le bureau ISL fait apparaître un zonage beaucoup moins défavorable que celui de la carte des aléas PPRI....
     
    Le projet de guinguette a donc connu beaucoup de péripéties mais c'était sans compter sur l'acharnement des élus dont le Maire de Fillé et ses collègues de la CDC qui ont "planché" sur ce projet et qui ont réussi à surmonter les obstacles.
     La communauté de communes du Val de Sarthe est propriétaire du site du moulin de Fillé. Elle a acheté cet espace pour créer un véritable centre de loisir fluvial. Bloqué par le Plan de Prévention des Risques d'Inondations, le projet refait surface. Une nouvelle présentation a été faite aux élus.

    Le projet de centre de loisirs fluvial a pour principal enjeu de « créer une dynamique de développement touristique et culturel sur le territoire de la communauté de communes. Cinq communes sur onze sont en effet traversées par la rivière Sarthe, en valorisant l'attractivité du cours d'eau, en cohérence avec les objectifs de l'Association de Développement Touristique de la Vallée de la Sarthe » explique le maire de Fillé, Gérard Choisnet. Ce projet s'articulera autour d'un espace d'animation culturel et touristique situé dans le moulin et les bâtiments annexes existants.

    L'édifice accueillera en saison les visiteurs et les scolaires. Il sera également un lieu d'accueil et d'expression pour les artistes peintres, photographes, sculpteurs et les artisans d'art. « Un syndicat d'initiative ou un office de tourisme saisonnier permettra aux visiteurs de se renseigner sur toutes les opportunités de découverte, de ballade, de détente sur le Val de Sarthe et ses environs ». Les associations culturelles et touristiques locales ainsi que les communes bénéficieront d'un espace d'exposition et de promotion en commun. Le projet comprend l'ouverture d'une guinguette. Cet équipement est prévu au coeur du dispositif d'aménagement du site du moulin. Ce sera un lieu festif et convivial, à proximité du Mans, où l'on vient pour s'amuser, danser, écouter de la musique vivante, se restaurer et pratiquer des activités de loisirs et de détente au bord de l'eau. Un lieu à créer, ouvert vers la rivière, avec des animations musicales diverses en soirée et ou en journée, selon la saison. Un lieu culturel qui entretient des relations permanentes avec les milieux artistiques et qui « permet de faire rencontrer en toute simplicité des artistes avec le grand public ». En dehors des périodes de fortes activités, la guinguette permettrait de proposer des animations pédagogiques aux élèves de la communauté de communes, telles que l'initiation musicale, spectacles de théâtre, lectures de contes... « Sur l'eau et au bord de l'eau, des aménagements tels que parcours de pêche, jeux pour enfants et adultes, aire de pique-nique, location de bateaux, seront des incitations à profiter et à découvrir ou redécouvrir les joies d'un dimanche à la campagne ». Les élus vont devoir désormais se prononcer sur la mise en route de cet important projet. Un investissement de l'ordre de 3 millions €.

    (extrait O.F. 2204/2003).
     
     
     
    ci-dessous, encore un avant-goût de guinguette à Fillé en 2003 lors d'une manifestation auprès du moulin :
     
     
     
     
     
     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     

     

    "Gérard Choisnet est un maire heureux. Après avoir milité pour la sauvegarde de l'ancien moulin à blé de Fillé-sur-Sarthe et encouragé sa restauration par des bénévoles, le projet d'aménagement d'un centre de loisirs commence à prendre corps. ' Aujourd'hui, les gens ont envie de se détendre avec des choses simples. Le moulin de Fillé-sur-Sarthe va leur proposer de plonger dans l'ambiance des guinguettes des bords de Marne, rêve déjà Gérard Choisnet. Je souhaite que l'on retrouve le Fillé du début de siècle avec sa plage, ses cabines de bain, son club d'aviron et son petit train de la Sarthe, qui chaque fin de semaine amenait les Manceaux pour un dimanche à la campagne '. Un espace familial et populaire Après avoir décidé la communauté de communes à acheter le moulin pour un budget de 850 000 F, le maire de Fillé a réussi le pari d'intéresser à son projet d'autres partenaires comme le conseil général. ' Les bords de l'eau ne sont pas accessibles partout. Les promeneurs se voient souvent barrer l'accès par une propriété privée. En faisant l'acquisition du moulin nous rendons ainsi l'accès à la rivière au public. ' Le projet est ambitieux avec un espace d'exposition dans le moulin et dans la ferme, une guinguette et des aménagements sur les bords de la rivière. ' Le moulin accueillera en saison les visiteurs passionnés. Il sera également un lieu d'accueil et d'expression pour les artistes peintres, photographes, sculpteurs et artisans d'art. Pour la guinguette, un restaurant de 150 couverts avec animation dansante, le bâtiment est à inventer car il n'existe pas. L'architecte retenu devra faire preuve de créativité pour donner une âme à ce lieu '. Création de six emplois Convaincu par les arguments du maire de Fillé-sur-Sarthe, le Conseil général a donné son accord pour le financement d'une étude architecturale. Avec les dix autres communes de la communauté de communes, Fillé-sur-Sarthe veut faire du vieux moulin, dont l'activité s'est arrêtée dans les années 70, un site incontournable de la Vallée de la Sarthe et du tourisme fluvial. Le projet, qui va s'installer sur un terrain de 6 hectares, est évalué à 5 millions de francs. La présentation des premiers plans au public devrait intervenir d'ici six mois pour un engagement des travaux au début de 2002. ' Avec ce projet nous montrons le dynamisme de nos villages et nous créons des emplois, (au moins six emplois à l'année et de douze à quatorze en saison). A Fillé on n'est pas riche : la Sarthe est notre mine d'or '. Gérard Choisnet est un maire heureux. Il va bientôt pouvoir faire découvrir à de nombreux touristes les charmes des bords de Sarthe."

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     
                                  extrait Archives OF article du 6/8/2000
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Quand, dans les années 1995/96, Gérard Choisnet traçait "les premiers plans sur la Comète" concernant ses projets au sujet d'une réhabilitation du moulin puis d'une éventuelle création de guinguette, il avait fait visiter le moulin à Bernard Pouchèle, écrivain et sablésien d'adoption. Bernard Pouchèle avait promis à Gérard, si la guinguette venait à voir le jour, de venir l'inaugurer avec son ami Richard Bohringer.  Il rêvait à cette occasion de boire "un p'tit coup de blanc". On n'est pas dans dans une région de vignobles mais on n'a quand même la "route des vignes"... Enfin, le temps a passé (près de quinze ans avant que le rêve ne devienne réalité) et Bernard Pouchèle n'est pas venu à l'inauguration (d'autres "personnalités" avaient fait le déplacement à sa place qui avaient le culot de revendiquer la paternité du site). Malheureusement, Pouchèle est disparu en 2013.
     
    Il était tellement enchanté de cette journée consacrée à Fillé et à son moulin que dans son livre paru en 1997 "LA MEMOIRE EST AU FOND DE LA SARTHE", il y consacre un chapitre entier où il y parle de la Municipalité d'alors, du moulin bien sûr et l'on y voit même une photo de notre ami René Bellanger qui l'avait reçu avec le Maire dans la plus ancienne maison de Fillé.
     
    Comme on l'a vu dans un paragraphe précédent, le projet de guinguette existait  depuis 1998 "dans les tuyaux" et, déjà, en Avril 1999, dans le cadre d'une étude de faisabilité économique sur ce projet, une délégation d'élus de la CDC dont Messieurs les Maires de FILLE, ROEZE, LA SUZE et PARIGNE LE POLIN,  c'est-à-dire : Messieurs CHOISNET, DABIEL, COULOMBIER et DESCHAMPS, ont accompagné un groupe de délégués de la Vallée de la Sarthe pour se rendre près de Paris visiter les guinguettes du bord de Marne. Ces personnes ont dit avoir eu des contacts intéressants à tout point de vue et ont passé une charmante journée sur les bords de Marne.   
     
     
     
     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

    Animation dans l'ancienne grange du moulin en 1999 le temps d'un vin d'honneur. Celle-ci a été transformée et sert aujourd'hui de salle d'accueil général et d'exposition. Au fond, à gauche, le Maire.
     
     
     
     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     

    Le projet d'aménagement que nous voyons réalisé aujourd'hui est paru dans la presse locale de Septembre 2006

    (journal MAINE LIBRE du 3 Septembre 2006)

     

     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

    "IL SUFFIT DE PASSER LE PONT, C'EST LE DEBUT DE L'AVENTURE..." Georges Brassens

    (La troupe des "Bouillonnantes" passe sur le petit pont du canal un dimanche du mois d' Août 2003 noyé de chaleur : le thermomètre est monté jusqu'à 40°5 c. ce jour-là à Fillé).

     

    La communauté de communes du Val de Sarthe a présenté, samedi, aux habitants le projet d'aménagement du site du moulin de Fillé, en présence de Jean-François Houssin, sous-préfet de La Flèche et de Gérard Saudubray, conseiller général du canton.

     Il s'agit d'un dossier important, retenu comme pôle d'excellence par les services de l'État. Près de 1,4 million d'euros va y être investi pour en faire un centre de loisirs fluvial. Michel Bodin, vice-président de la communauté, chargé du tourisme a détaillé les objectifs retenus, « nous souhaitons en premier lieu mettre en valeur le patrimoine industriel du site et autour du thème d'un Dimanche au bord de l'eau en décliner toutes les possibilités ».

    Sur place, il sera possible d'assister à des spectacles de plein air, de découvrir la production des artistes qui auront la possibilité de résider sur place, de profiter de la rivière, en louant un bateau ou bien en pratiquant la pêche, d'assister à la fabrication de la farine ou du pain. Un espace jeux est prévu pour les enfants et une guinguette confiée à un professionnel, en délégation de service public, offrira des possibilités de restauration.

    « Le site accueille aujourd'hui environ 3 500 personnes par an. Il devrait, lorsqu'il aura atteint sa notoriété, drainer 35 000 personnes », précise Philippe Girardot, président de la communauté. Le problème du stationnement a été au coeur des questions du public. Il est en effet prévu aujourd'hui une cinquantaine de places et cela semble pour le moins insuffisant. Les intervenants s'inquiètent aussi des problèmes de sécurité générés par un site ouvert en libre accès. « Nous travaillons sur le stationnement des véhicules en cherchant des endroits disponibles », répond Philippe Girardot. « La sécurité du site sera assurée », ajoute le sous-préfet. Les travaux vont débuter prochainement pour s'achever à l'automne.

    Le site du moulin devrait à terme accueillir 35 000 personnes par an. Stationnement et sécurité ont interpellé le public.
     
    Archives OF article du 7/02/2007.
     
    Le conseil communautaire du Val de Sarthe a adopté l'avant-projet sommaire de guinguette sur le centre fluvial de Fillé. Cette guinguette faisait un peu figure d'Arlésienne car le projet date de plusieurs années. Il a subi des retards dus notamment au plan de prévention des risques d'inondation. La guinguette sera construite dans le renfoncement entre le canal et la Sarthe, près de la voie d'accès au site à partir du pont.

    L'architecte Jérôme Pierres a présenté le projet : « la salle de restaurant fait 105 m², dispose d'un bar et peut accueillir 100 personnes. Elle s'ouvre sur des terrasses et offre une vue sur le site du moulin. Une scène amovible permet d'installer des orchestres. La zone technique fermée permet la préparation des repas et a un accès direct différent de l'accès des clients. »

    Cette zone technique sera équipée de matériel de cuisine par la communauté de communes. « L'utilisateur aura une délégation de service public et de fortes contraintes, assure Philippe Girardot. Il ne fera pas de plus-value car la délégation de service public n'est pas un bail commercial. » L'avant-projet est adopté et le centre fluvial sera doté enfin de sa guinguette.

    Le centre de loisir fluvial du Moulin de Fillé (Moulins'Art) aura sa guinguette.
     
    (archives O.F. article du 10/2/2009).
     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     

     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     

    La guinguette enfin inaugurée 13 ans après le lancement du projet.

     

    La guinguette a été inaugurée le 3 Juillet 2010, Nous avons pu constater que tous ont apprécié le style de l'Orangerie . Mais, en ce qui concerne la guinguette proprement dite, à cette occasion, plusieurs élus en ont rappelé l'historique depuis près de quinze ans puisque cette idée avait germé dans les années 96/97...
    Souhaitons beaucoup de succès à toutes les animations autour du cabaret estival (guinguette d'été, resto'show et au chapiteau d'artistes)
     

    La foule des grands jours est venue passer son après-midi à MoulinS'Art. Dès 14 h, les Farfadets ont envahi le site en arrivant par bateaux, par la route et également par les airs, grâce à une montgolfière. Puis les élus ont procédé à l'inauguration de la Guinguette qui va pouvoir maintenant ouvrir ses portes du mercredi au dimanche, durant tout l'été.

    Loïc Trideau, maire de Fillé, a rappelé qu'il s'agissait d'un projet au long cours. « Cela a commencé il y a 20 ans, quand la mairie est devenue locataire du moulin avec une option d'achat. L'idée était que le site ne soit pas privatisé ». Puis, la communauté de communes a acheté le moulin et au fur et à mesure les espaces alentours.

    « Le projet s'est construit dans le temps, plusieurs équipes d'élus se sont succédé, nous avons avancé pas à pas » ajoute Philippe Girardot, président de la communauté. (extrait archives OF article du 5/7/2010).

     
    Aux dernières nouvelles, la guinguette s'appelle désormais : le "BISTROT DU MOULIN".

    Ci-dessous, dans la perspective du moulin...

     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

    Jojo le dépollueur spectacle de la Compagnie du Regard (ci-dessus et ci-dessous)

    jojo

     

    En juillet-août, le rendez-vous est donné chaque dimanche après-midi à 16, h au théâtre de verdure, ou dans des lieux plus insolites de l'île. Cirque, théâtre, et musique sont programmés, pour le plaisir des petits et des grands.(archives de OF de 07/2015)

     

     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     

     
    (extrait archives OF article du 2606/2009)
    Birdfly2
     
     
     ÉTÉ 2018 : L'ILE EN ÉTÉ REVIENT
    avec son festival d'arts :
    spectacles de rue, spectacles musicaux, théâtre, etc...

     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     

     

    Quand le moulin de Fillé prit le nom de "Moulin Cyprien"

     

    photo OUEST-FRANCE du 7/10/2019

    (le Record du monde de la marmite sarthoise, cela ne peut se faire que dans la Sarthe ...)

     

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  • En 1945, après cinq années de captivité, c'est le retour au pays d'un million de prisonniers emmenés en Allemagne à l'été 40. C'est le retour aussi des requis du STO et des déportés mais pour ce qui en est de ces derniers, tous, malheureusement ne rentreront pas des camps car effectivement entre ces trois catégories, le sort qui leur a été réservé en Allemagne n'était pas le même. Beaucoup de prisonniers n'ignorent pas que la privation de liberté, l'humiliation, la faim qu'ils ont endurées sont sans commune mesure avec les souffrances qu'ont connues les déportés ; aussi, après la joie des retrouvailles et ignorants pour la plupart des conditions d'existence, pendant ces cinq années, de leur pays libéré, le premier contact avec la France retrouvée n'est pas toujours à la hauteur de ce qu'ils avaient imaginé dans leur exil prolongé. Chacun, à sa manière, essaie de reprendre goût à la vie en oubliant le temps des  privations.... 
     

     

    Un recensement établi au 25 Juin 1945 dénombre 480 habitants.

    Il reste encore en 1945 à Fillé :

     

    1. un charpentier
    2. un maréchal-ferrant
    3. un menuisier
    4. un cordonnier
    5. un maçon
    6. un boulanger
    7. un boucher
    8. un épicier
    9. une sage-femme
    10. un meunier.
     
    * CHARPENTIER :   Monsieur DENET Jules
    * MARECHAL-FERRAND : Monsieur GOUET André
    * MENUISIER : Monsieur PIOGER Louis
    * CORDONNIER : Monsieur LEVEAU Noël
    * MAÇON : Monsieur FOURNIGAULT Victor
    * BOULANGER : Monsieur LELASSEUX Gaston
    * BOUCHER : Monsieur LORGEON  Jean
    * EPICIÈRE : Madame PIOGET Marie-Louise
    * SAGE-FEMME : Madame LOUVARD Odette
    * MEUNIER : Monsieur COSNIER Raoul  
    * COUTURIERE : Madame PECCATE Clémentine.  
     

    Au lendemain de la guerre, quatre nouveaux noms s'inscrivent sur le Monument aux morts du cimetière : quatre soldats tués pendant la seconde guerre mondiale : Joseph BRIOLAY, André LEPORCHER, Louis GUIBRUNET et André DUVAL.
    Joseph BRIOLAY est mort le 31 Janvier 1942 àSchonborn Thuringe. Il était militaire au 7° RAD.
     
    Et, déjà, au sortir de la deuxième guerre mondiale, notre empire vacille en Indochine, les combats sont terribles et la France subit en 1954 une défaite ressentie comme une profonde humiliation : DIEN BIEN PHU. A Fillé, sur le monument, hélas, s'inscrit un nouveau nom, Gilles de FROMONT de BOUAYE, mort à la dite bataille et son sacrifice au Champ d'Honneur est rappelé dans le chœur de notre église par une plaque en marbre noir.
     
    Le lieutenant Gilles de Fromont de Bouaye du 6ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux, qui avait été parachuté le 20 Novembre 1953 à Dien-Bien-Phu dans le Nord Vietnam puis le 16 Mars 1954 sur le centre de résistance, a été mortellement blessé le 11 Avril 1954 alors qu'il remplissait la mission qui lui avait été confiée. Monsieur le Lieutenant de Fromont de Bouaye a été nommé dans l'ordre de la Légion d'Honneur au grade de Chevalier et il a reçu la croix de guerre avec palme.

    Les départements de la Basse Normandie, voisins du nôtre, garderont à jamais les souvenirs tragiques des combats qui ont eut lieu pendant l'été 1944 pour recouvrir la Liberté mais rapidement les villes meurtries se relèvent des ruines et, petit à petit, apparaissent des quartiers modernes à Caen, Saint-Lô etc...
     
     
     
     
     
     

    L'après-guerre

     

    Cérémonie le 8 Mai 1947 devant le monument aux morts ; on reconnaît au centre Monsieur BEUNARDEAU Maire de Fillé (avec ses béquilles) au premier rang à gauche en gabardine Monsieur Henri CAUQUELIN, une figure de Fillé que l'on a bien connue à l'automne de sa vie.

    L'après-guerre

     

     Toujours la même cérémonie devant le monument aux morts avec à l'arrière plan, Monsieur BEUNARDEAU, Maire soutenu par ses béquilles et entouré de fillettes des écoles.
     
     

    L'après-guerre

     

    Près de l'école de Filles, le 8 Mai 1947, les jeunes gens de Fillé, anciens combattants pour certains.
     
    ces trois photos de 1947 m'ont été prêtées aimablement par Mme Lory Nicole que je remercie ici.

     

    L'après-guerre et la reconstruction

    Photo prise en 1948 : intérieur de la salle du Bar de l'Hôtel du Progrès pavoisé, situé en face de l'église.

    (actuellement bar de l'Embarcadère). Photo collection privée.

     

    L'après-guerre et la reconstruction

    Un mariage à Fillé, en 1946, dans l'immédiat après-guerre (photo collection privée C. SERPAULT).

     

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    Pendant le mois de janvier 1945, on compte près de 40 jours de neige au sol sur les deux-tiers de la France alors que le pays est presque totalement libéré mais qu'il n'est pas libéré de ses restrictions car il manque encore de tout. Dans la région du Mans, on observe de 20 à 30 cm de neige. Puis, le printemps 1945 survint beau et sec : les températures ont dépassé les 30°C à Fillé en Avril et en Mai (on releva une valeur remarquable de 30°3 le 17 Avril 1945 à Fillé) et, dix-huit mois plus tard, en octobre 1946, on atteindra encore les 27° ! mais on retrouvera à nouveau le froid vif en décembre.

    En 1947, c'est carrément l'été du siècle : après un hiver très rigoureux, l'été commence en avril et se poursuit jusqu'en octobre. Entre le 27 Juillet 1947 et le 5 Août, une chaleur véritablement saharienne envahit le pays, les températures battent tous les records. Les journées des 27 et 28 Juillet resteront historiques : on observera près de 40°5 dans la région du Mans. Le 1er Août, il fait encore 38 ° en Sarthe.

    1949 fut également une année de sécheresse exceptionnelle.

    Après ces trois années où les récoltes ont été peu abondantes du fait de la sécheresse, on a dû prolonger les tickets de rationnement.

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    Nous avons vu dans le chapitre "LA GUERRE 1939/45" qu'il avait été institué des titres d'alimentation qui ont été délivrés dès 1940 mais ont perduré jusque vers le milieu de l'année 1949. Les Maires recevaient du Haut Commissariat à la Consommation des instructions relatives à la mise en place et la distribution de ces tickets de rationnement remis à la population en échange des coupons.

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      




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    carte d'acheteur (document archives Mairie de Fillé)

     

    L'après-guerre et la reconstruction de l'église

    Le 13 Mars 1951, un violent ouragan frappe de plein fouet le moulin de Fillé.

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    L'après-guerre et la reconstruction de l'église

    Le 30 juin 1951, le journal "L'Aurore, organe de résistance républicaine", dont ci-dessus extrait, propose à ses lecteurs, dans la rubrique "Où passer vos vacances ?" un lieu de villégiature à Fillé-sur-sarthe : à 211 kms de Paris (Précision : 211 kms + 16 kms de car) dans le café-hôtel-restaurant Dubourg en pension complète : 600 Francs de juillet à septembre, boisson service 10 % en plus et ... DÉPAYSEMENT GARANTI ! 

     

     

    L'après-guerre et la reconstruction de l'église


     
      
     
    "UN HOMME DE BIEN EST MORT

    Tout Fillé pleure son Maire

    M. Alphonse Beunardeau, conseiller général

    de la Suze que ses concitoyens avaient

    surnommé "Le Père de la Commune"

     

                                                     (extrait article du 27/12/1951 de Ouest-France)

     

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    Une élection cantonale partielle à la Suze après la mort d'Alphonse Beunardeau, maire de Fillé :

    "La mort d'Alphonse Beunardeau, le 25 Décembre 1951, suscite une élection cantonale partielle dans son canton de la Suze sur Sarthe. Le scrutin est programmé pour les 9 et 16 Mars 1952.

    On se souvient, que le 7 Octobe 1951, M. Beunardeau avait été réélu au premier tour, l'ancien sous-préfet de La Flèche, Albert Fouet, obtenant 18,61 % des suffrages exprimés. Très vite, ce dernier réapparaît par le biais d'une intervention des instances nationales du Parti radical qui indiquent aux dirigeants de la Fédération sarthoise que M. Fouet, directeur de cabinet du secrétaire d'Etat aux Travaux Publics et au Tourisme sera à nouveau candidat. ll semble que, chez les radicaux sarthois, ont ait donné d'emblée de très faibles chances à ce parachuté. A droite, du côté du mieux organisé qui est l'appareil RPF, on pense au maire de la Suze, Camille Jean, qui fut inscrit au mouvement gaulliste mais ce laïque radical a démissionné en raison de la politique d'aide à l'enseignement privé mise en œuvre par ce Mouvement. Très vite, le jeune Centre départemental des Indépendants de la Sarthe décide de présenter Maurice Ruillé, le maire de Louplande, agriculteur, ancien élève de l'école Saint-Louis du Mans dont l'audience paraît bonne dans le canton. Les diverses tentatives du RPF pour trouver un autre candidat achoppent. Vers la fin du mois de février, on apprend qu'il n'y aura pas de candidat SFIO. On s'accorde alors pour donner le maximum de chances à Ruillé, y compris son élection dès le premier tour tant il paraît en mesure de récupérer la clientèle de M. Beunardeau, électeurs catholiques et de droite inclus.

    Quelques jours plus tard, fin février, surgit un nouveau candidat, Eugène Vivier, maire de Chemiré-le-Gaudin, gros propriétaire et exploitant agricole. Il a appartenu avant-guerre au Comité républicain de la Suze et semble toujours se situer dans la mouvance radicale. Sa candidature n'est pas spontanée. Il a fait l'objet de pressions, celle d'Arsène Foucault de la mairie contigue de Maigné, celle de Fernand Guillot le conseiller général de La Flèche. Car on s'agite beaucoup en sous-main et en haut lieu tant il est clair que cette élection pourrait modifier l'équilibre politique du Conseil Général de la Sarthe dont on a vu combien il se jouait à la marge. Deux hommes, au moins paraissent s'être concertés dans la coulisse : Max Boyer, intéressé à récupérer sa présidence du Conseil général, Lucien Chaserant, Directeur des Organisations Agricoles de la Sarthe, homme d'influence, plutôt lié au centre gauche et sensible aux échanges de service avec ce camp, ce qui n'exclut pas avec d'autres. Albert Fouet a rencontré les deux hommes et bien négocié.La présence de Vivier dans la compétition doit permettre de diviser l'électorat au premier tour y empêchant ainsi l'élection de Ruillé."

    "La manœuvre est peu lisible pour l'électeur de base mais comprise par Ruillé qui la dénonce lors d'une réunion électorale qu'il anime, le 3 Mars, à Fillé. Ce soir-là, un agriculteur présent stigmatise même la collusion de Foucault et Chaserant qui conduit à donner une allure politique à cette élection..."

    Face à cette élection, M. Ruillé suit explicitement la même ligne de conduite de M. Beunardeau, bien entendu appréciée comme apolitique."

    "Si la candidature communiste ne souffre, elle aucune ambiguïté.... les professions de foi des autres candidats situent l'enjeu jusque dans l'usage du flou : Maurice Ruillé se déclare candidat de défense des intérêts cantonaux" et il ajoute qu'il est absolument indépendant et qu'il n'appartient à aucun parti politique, ce qui est vrai..... Maurice Ruillé choisit du reste d'éclairer les électeurs dans une mise au point publiée la veille du premier tour. Il y dénonce les promesses de Fouet et sa collusion avec M. Vivier."

    Bref, la presse locale - partisane comme toujours -  en rajoute une louche le samedi en faisant de Maurice Ruillé "l'héritier présomptif de Monsieur Beunardeau comme si celui-ci l'avait nommément désigné comme devant lui succéder"... 

    "Le dimanche 9 Mars, sur les 5172 électeurs inscrits, 3029 ont voté, soit 58,57 %, taux honorable pour une élection partielle. Il y a 2980 suffrages exprimés, Maurice Ruillé est comme prévu en tête avec 1367 voix. Il devance Albert Fouet (1095 voix) d'assez peu alors qu'Albert Vivier (265 voix) précède de justesse le communiste (253 voix) Comme annoncé de toutes parts, Vivier se désiste en faveur de Fouet qu'il qualifie de candidat courtois et loyal. Dans l'après-midi du 11 Mars, Chapalain se déplace à la Suze pour inciter à voter pour Ruillé avant que Goussu ne fasse de même. Fouet s'emploie à mobiliser un à un les abstentionnistes .... . La campagne entre les deux tours est acharnée dans les deux camps..."

    Au Soir du 16 Mars 1952, Albert Fouet est élu grâce au désistement d'Eugène Vivier. Puis sera élu maire de Roezé- sur-sarthe, le 24 Mars 1956, après le décès d'Auguste Gallas. L'auteur conclut dans ce paragraphe en disant : "L'élection cantonale partielle qui a eu lieu les 9 et 16 Mars 1952 dans le canton de la Suze témoigne de la manière et de la réalité du débat démocratique dans la Sarthe du milieu du 20ème siècle". Il ajoute en parlant d'Albert Fouet :"Elle a permis la reconquête par la gauche des instances dirigeantes du Département. Elle a enfin promu dans la vie politique locale un personnage atypique qui ne cessera de diviser les sarthois, et d'abord le monde des militants."....

     

    Extraits du livre de Michel Rosier "Vie Politique et sociale de la Sarthe sous la IV° République (1944-1958)

     

     

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    A la Mairie de Fillé, Monsieur Yves LORY succède en mars 1952 à Monsieur BEUNARDEAU. Monsieur LORY fut Maire de 1952 à 1959. Il était le petit-fils de Monsieur Henri-Joseph GUICHARD décédé en 1904 et il avait épousé Jeanne MOREL dont il eut deux enfants, Robert et Guillemette qui devinrent propriétaires du Gros-Chesnay après la mort de leur mère. Robert est décédé en 1995 et Guillemette, une décennie plus tard. Guillemette avait vendu le château dans les années 2000 à un restaurateur de renom, Monsieur Alain PASSARD qui exploite un jardin dans les annexes du château pour y faire pousser des légumes qu'il utilise dans son restaurant parisien. Robert était marié à notre amie Nicole qui n'occupe plus le château depuis sa mort et réside depuis quelques années dans la Maison de Retraite de la Suze.

    L'après-guerre et la reconstruction de l'église

    Pendant l'hiver 1954/1955, une épidémie meurtrière de variole se répand dans le Morbihan. 74 cas recensés, 16 décès. C’est le terrible bilan dressé par le directeur départemental de la Santé le 12 avril 1955 après l’épidémie de variole qui a sévi à Vannes pendant cet hiver tragique et qui fut également la dernière enregistrée sur le sol français.

    Le virus est ramené d’Indochine en novembre 1954 par un militaire qui contracte la maladie, malgré la vaccination, et la transmet à son fils de 18 mois lequel contamine d'autres patients à l'hôpital où il est admis dont le directeur du service pédiatrie et le directeur Départemental de la santé qui en succombera par la suite. En Bretagne, pendant le mois de janvier la population est inquiète et la presse nationale s'enflamme.
    Paris-Match parle d’une inquiétude confinant à l’épouvante à Vannes et, fidèle à sa ligne éditoriale concernant le poids des mots, évoque "de nombreux wagons arrivant en gare chargés de cercueils". La revue Radar titre « Alerte à la variole ! » accompagné d’une photo du patient zéro. Des campagnes de vaccination sont organisées dans toute la France (600 000 parisiens seront vaccinés). On vaccine à "tour de bras" dans tout l'Ouest notamment en Sarthe dans les écoles et dans tous les dispensaires.  

     

     

    L'après-guerre et la reconstruction

    Photo d'une classe de l'école publique en représentation lors d'une distribution des prix en 1957.

    Cette photo a été aimablement prêtée par Madame C. SERPAULT que je remercie ici.

    Ce document sert de transition pour rapporter les "mémoires" de Monsieur SOYER, Directeur de l'Ecole Publique de Fillé entre 1945 et 1980, "mémoires" qu'il a confiées dans la ROUE TOURNE de 1983.


     

    "LES MEMOIRES D'UN SECRETAIRE DE MAIRIE"

     

    "Nommé instituteur au début de 1945 puis secrétaire de mairie l'année suivante, j'ai passé pratiquement toute ma vie active dans cette commune et ceci pour une raison très simple, nous avons trouvé à FILLÉ ce qui est essentiel dans la vie pour fonder une famille : le bonheur.

    Bonheur dû à la vie calme dans un village agréable et bien situé, à la connaissance de tous les habitants qui sont devenus au fil des années des amis, à l'exercice d'une double profession attachante : celle d'instituteur qui a enseigné à deux générations d'enfants de FILLÉ et celle de secrétaire de mairie, au service des besoins d'une commune rurale et de ses habitants. 


    Et pourtant tout n'était pas rose pour un jeune ménage qui "débarquait" à Fillé en plein hiver 1945, sans connaître personne et alors que la guerre n'était pas terminée. Mais très vite, le chaleureux accueil des habitants et des voisins nous réconforta. Malgré les difficultés de la vie professionnelle (classe unique groupant tous les garçons de 5 à 14 ans) et de la vie tout court (elle était "dure" pour tous à l'époque et soumise à un rationnement rigoureux).

    Nous nous sentions heureux car nous étions libres et débarrassés des hantises de la guerre.

    Je garde le souvenir de la Mairie d'alors, vétuste sans doute mais il n'y en avait guère de modernes, du petit train poussif qui permettait d'aller au Mans (c'était au moins, déjà, un moyen de transport...), des invitations consistant à veiller dans les familles et de la fameuse fête de la Libération, au mois d'août.

    A cette époque, la population était essentiellement agricole et je me souviens de tous ces enfants venus de loin, à pied, souvent en gros sabots de bois, le maigre déjeuner dans le sac, car la cantine n'existait pas : le repas se passait à l'école le plus souvent...".

     

                                                                                                                                            ./...

     

     

    L'après-guerre et la reconstruction

     

    Classe de Monsieur Soyer en 1958, près de la Mairie (Monsieur Soyer est à droite au 3ème rang).
     
    Photo aimablement transmise par Madame C. SERPAULT que je remercie ici.
     
    ./...


    "Quant au travail de mairie, ma femme et moi passions le plus clair de notre temps à comptabiliser et à distribuer les tickets de rationnement ce qui dura encore quelques années après la fin de la guerre. Un peu plus tard dans les années 1952/53, ce fut la reconstruction de l'église et du presbytère détruits à la Libération ce qui constitua la tâche la plus importante de la municipalité d'alors.

    Puis, peu à peu, lentement mais inexorablement, la vie à FILLÉ se transforma : les activités professionnelles se portèrent vers LE MANS alors que la campagne perdait sa main d'œuvre. Dans ma classe, au début, presque tous mes élèves étaient issus du milieu agricole ; à la fin, il n'en restait plus.

    Parallèlement, après 1960, commencèrent à s'installer des familles venues du Mans ou de la périphérie. Les Gesleries, la route des Vignes se peuplèrent et les sapins du Pierre Aube virent pousser des maisons entre-eux. En l'espace d'une quinzaine d'années, au rythme moyen d'une douzaine de maisons par an, c'était une nouvelle population qui venait s'ajouter à l'ancienne. L'amalgame se fit lentement, sans problèmes et le secrétaire de mairie s'efforça de connaître au mieux ces noveaux habitants qui apportaient un air de jeunesse à la commune."
     
     
    extrait des mémoires d'un secrétaire de Mairie (instituteur des garçons de Fillé) retranscrits sur "La Roue Tourne" décembre 1989
     
     
     
     

    L'après-guerre et la reconstruction

    lasse de Monsieur SOYER en1963 près de la Mairie.

    Photo aimablement prêtée par Madame C. SERPAULT que je remercie ici.

     

    Arrivée des soeurs trinitaires de VALENCE (12 élèves) à l'école Saint-Charles en 1947.

    L'après-guerre et la reconstruction

     


    Journée de communion à Fillé en 1959. Certaines personnes, devenues aujourd'hui septuagénaires,

    se reconnaitront-elles ? à gauche, l'abbé Théry qui a passé quelques années à FILLÉ.

    Photo aimablement prêtée par C. SERPAULT que je remercie ici.

     

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    LA RECONSTRUCTION DE L'ÉGLISE

     

    La reconstruction de l'église commence en 1947 réalisée par des ouvriers de talent mais malheureusement victime de nombreux contre-temps : une tornade en 1951 détériore la nef presque terminée puis, la même année, un incendie ravage l'entreprise BERNARDEAU au MANS où sont entreposées les charpentes du clocher.

    LU DANS LE MAINE LIBRE

     




    L'abbé Baron  voulait faire reconstruire son église mais manquait d'argent, il eut l'idée pour le moins spectaculaire : il s'est proposé de traverser la rivière sur un fil pour récolter des dons et il y réussit. L'église rénovée est inaugurée en 1952 et consacrée en 1956 et si l'on peut admirer l'église de Fillé dont le fin clocher se mire dans la rivière Sarthe, on le doit en partie à l'exploit de l'abbé funambule, curé de Fillé.

     




    L'après-guerre et la reconstruction

     


     Nous avions laissé les mémoires de l'Abbé BARON recueillies par René GAIGNON au moment où son récit était au plein cœur de la guerre 39/45. Alors que le débarquement se déploie en Normandie, le séminariste-soldat apprend qu'il va être le prêtre de la paroisse de Fillé où son régiment fut cantonné en 1940 puis quelques semaines plus tard, il apprend l'incendie de l'église le jour où le village est libéré.

    L'Abbé Baron est donc destiné à la lourde mission de la reconstruction de l'église.

    quelques extraits de l'interview du 21.11.1990

    Cette histoire de l'église de Fillé est une histoire à épisodes car sa reconstruction, sa restauration et son aménagement se déroulèrent entre 1948 et 1958 pour la plus grande partie et se poursuivirent encore après au temps des Abbés Maurice Thierry et Albert Coulon.  

    - Abbé Baron : "Cette même année 1951 allait se terminer par une une nouvelle épreuve. Alors que la réfection, sur épure, de la flèche du clocher était déjà avancée et que les bois de charpente étaient prêts à être posés, préparés dans les ateliers de l'entreprise BERNARDEAU au MANS, un incendie le jour de Noël détruisit l'entreprise et ses matériaux. Tout était donc à recommencer.
    Menacé par l'architecte d'une amende journalière importante si le travail n'était pas exécuté dans le temps prescrit par le cahier des charges, Monsieur BERNARDEAU, soucieux de répondre aux exigences et de trouver une main d'œuvre spécialisée, fit appel aux Compagnons Charpentiers du Devoir du Tour de France de la Province de Paris. Appel entendu, puisque trois jours plus tard arrivaient Monsieur Jean ALBERTI de BOURGOGNE, Monsieur Germain DUPRAT de TOULON et René COLOMB de GRENOBLE."

                                                                                              

     

     

                                 

    L'après-guerre et la reconstruction

     

    .../...

    "En mars 1952, on vit s'élever un échafaudage de chevrons sur l'entablement du clocher de pierre. Il devait servir à l'installation de la flèche et y rester plusieurs mois. Les compagnons y accédaient par une échelle qu'ils avaient attachée à l'extèrieur. Aussi pour y regarder le travail s'y faire, la manœuvre des palans hissant les bois de charpente, le Curé venait presque tous les jours et montait un échelon de plus à chaque fois pour vaincre le vertige (sans doute, un entrainement pour traverser la rivière !).

    Les lattes et les ardoises fixées puis d'autres posées, les compagnons eurent à cœur d'installer la croix, la même qui s'y trouvait jadis, tombée au moment de l'incendie. La, aucune difficulté pour eux pour la poser...

    - R.G. Est-ce-que s'arrête là le travail de ces trois Compagnons ?

    - Abbé Baron : Pas tout à fait. Mais d'abord, ces jeunes compagnons charpentiers, en dehors de leurs heures de travail, eurent l'idée de réaliser la maquette au 1/20° de la charpente de la flèche du clocher (photo ci-dessus). Cette maquette fut offerte le 19 Mars 1953, jour de la fête de Saint-Joseph, patron des Compagnons du Tour de France, au Président national des Compagnons par le "gâcheur" de l'équipe, le chef d'équipe, Jean ALBERTI. C'est la tradition chez les compagnons et cette maquette fut déposée au Palais de Chaillot à Paris pour rester dans les archives des Compagnons."

    L'après-guerre et la reconstruction

     

     

    Les Compagnons, leur travail terminé, allaient quitter FILLÉ. Mais le curé pensait, depuis un certain temps, utiliser leurs compétences en leur demandant s'il leur serait possible d'imaginer et de confectionner une voûte en bois pour l'intérieur de l'église.
    Leur joie fut grande et il les entend lui dire : "
    Aucune difficulté pour nous"...

    Enfin après maintes difficultés rencontrées, le baptême des cloches eurent lieu en présence de Monsieur LORY, Maire de Fillé dans la grange transformée en chapelle provisoire devenue ensuite salle des fêtes puis cantine pour les écoles de FILLÉ.
    Toute la municipalité au grand complet ainsi que de nombreux invités accueillir Monseigneur CHEVALIER, au cours d'une réception chaleureuse qu'agrémenta une exposition murale de souvenirs, de tableaux et de photos de FILLÉ. Un vin d'honneur clôtura cette réception.


    Avec l'année 1953 commença l'aménagement intérieur ; Messieurs DE GOULAINE et GYPTEAU eurent la générosité d'offrir des arbres à l'Abbé Baron... Mais comment les débiter ? Il restait avec ses arbres sur les bras quand une circonstance particulière le tira d'embarras. Appelé à prêcher une retraite de communion à ST VINCENT DU LOROUER, il fut invité à prendre le repas chez un propriétaire de scierie lequel lui dit : "Monsieur l'Abbé, amenez moi vos arbres, je vais les scier et les faire sécher et vous pourrez en disposer". Ce qui fut dit fut fait et gratuitement ! Un transporteur de TELOCHE ramena les planches a FILLÉ et Monsieur MORILLON en disposa pour continuer la fabrication des bancs.

    Monsieur Raymond DUBRETON, forgeron à GUÉCELARD réalisa le dessin des éclairages. La décoration de l'extrémité des branches des lustres étant inspirée de celle d'une rampe, croquée sur une feuille de papier, lors de la visite de l'Abbatiale de TREVES-CUNAULT dans le Saumurois.


    Il fallait aussi penser aux Fronts Baptismaux. L'idée était de revenir aux temps antiques de l'église primitive. A FILLE, a été réalisé un baptistère antique. On y descend par un emmarchement. Les chaînes qui l'entourent ont une histoire : elles proviennent du poulailler de l'ancien presbytère.  Son grillage, en effet, était supporté par des tiges en fer qui servirent à Monsieur GOURNIGAULT, le forgeron de FILLÉ, à en tirer les maillons.

    C'est à cette période que la statue de la Vierge, en terre cuite, fut enlevée, pour sa restauration, par les soins des Monuments Historiques de France. En subissant pendant des heures l'intense chaleur de l'incendie, sa polychromie s'était vernissée.

    Comme dans toute église, il y a un chemin de croix de quatorze stations. Pour chaque station, une petite plaquette, travail d'un sculpteur de Lourdes, se trouve au centre d'une croix de bois. Le tout est cerclé d'un anneau de fer forgé, orné de quatre cabochons de cuivre jaune.


    Le confessionnal, installé dans l'abside du bas-côté nord, travail de Monsieur MORILLON, et ce, pour ne pas revenir au meuble conventionnel ancien, consiste en une simple croix de bois dont les bras supportent une tringle de fer sur laquelle coulissent des rideaux de velours.

    Tout au-dessus du confessionnal, appliqué au mur de la sacristie et pour le décorer, un crucifix du 14 ou 15° siècle en bois, fut fixé par Monsieur DUCHEMIN, ferronnier d'art au Mans.

    Les deux autels furent l'objet de beaucoup de recherches et de soin. Il fallait trouver des pierres pour les socles. Monsieur SPY, tailleur de pierre en style anglais édifia les socles des autels sur lesquels les tables de granit des Vosges furent disposées par Monsieur BEAUFRETON, marbrier au Mans. Par ce dernier furent plaquées les marches de marbre rose.

    Pour garnir le chœur de l'église, les stalles furent récupérées auprès de la paroisse de la CHARTRE SUR LE LOIR qui vendait les siennes. Elles furent amenées et transformées par l'entreprise DENET. Quant au siège du célébrant et des enfants de chœur, ils ont été coulés à l'usine des "Grelots" au Mans.

    L'aménagement se poursuivait ainsi lentement. Enfin, arrive en 1956 la consécration de l'église trois jours avant la fête de la Vierge Marie à qui l'église est dédiée, soit les 11 et 12 Août. Pour cette consécration, douze croix ont été sculptées et peintes sur les murs, rappel des douze apôtres. Le soir de la cérémonie et les trois soirs suivants, des amis de Fillé offrirent le spectacle d'une admirable illumination de la nouvelle église consacrée. Le clocher de FILLÉ est désormais
    pourvu de trois cloches "MARIE", "JEANNE" et "THÉRESE" pesant respectivement 476,338 et 223 kilogrammes.

     

    L'après-guerre et la reconstruction

     

     

    L'église rénovée fut inaugurée en Novembre 1952 en présence de Monseigneur CHEVALIER qui présida la cérémonie et de Monsieur LORY, maire de FILLÉ-SUR-SARTHE. La consécration solennelle eût lieu en 1956.
     

    Photo collection particulière.

    En 1957, il restait à rappeler la mémoire des soldats de Fillé morts pour la France.
    A ce sujet, il faut signaler, tout d'abord, que la pierre de granit du maître-autel fut offerte par Mr et Mme FROMONT de BOUAILLE du château de la Beunêche, en souvenir de leur fils Gilles de FROMONT, mort pour la France, à la bataille de Dien-Bien-Phu. Une plaque de marbre noir, exposée dans la chapelle du chœur, en rappelle le souvenir.

    Sous la fenêtre du clocher, dans l'église, un mémorial a été pratiqué. Il s'y trouve un Livre d'Or dans lequel sont inscrits les noms et biographies militaires de soldats de FILLÉ morts pour la France durant les guerres de 1914/1918, 1939/1945  et 1946/1954. Un coffret de cuivre surmonte ce livre d'or. Il contient un peu de terre prélevée, en premier, à DOUAUMONT près de Verdun en souvenir des morts de 1914/1918, puis à VILLENOBLE au CHEMIN, là où fut inhumé à sa mort, le 15 Juin 1940, André DUVAL et enfin, au cimetière de Saint AUBIN SUR MER où des Canadiens, tombés lors du débarquement du 6 Juin 1944, furent ensevelis.

    Les dettes de cette reconstruction furent épongées : quêtes, dons, séances de projection, kermesses y contribuèrent, des années durant. Mention spéciale est à donner à Monsieur CHAMPION venu construire une petite résidence à FILLE lequel montra, en 1957, à l'occasion de séances récréatives, un samedi soir et un dimanche après-midi, ses talents d'acrobate et de funambule au-dessus de la Sarthe, en y présentant un élève amateur, le curé de l'époque !

    Il se trouva qu'une nomination comme curé de BESSE SUR BRAYE ne permit pas à l'abbé BARON d'achever la restauration de l'église mais nul doute qu'il aura gardé de nombreux souvenirs de ces huit années de présence à la paroisse de FILLÉ.

    NOUS LE REMERCIONS ICI POUR LES SOUVENIRS QU'IL A CONFIES A RENÉ.  

     

     

     

    L'après-guerre et la reconstruction

     Peinture sur toile, église de Fillé, Christiane Choisnet (1er prix féminin des Peintres en Liberté 1997)

     

    L'après-guerre et la reconstruction 

     

    Construction du clocher :

     
    "En Mars 1952, on vit s'élever un échafaudage de chevrons sur l'entablement du clocher de pierres..."
     
     
     
     
     
     

    L'après-guerre et la reconstruction

     

    photo prise de la campagne filléenne avant la destruction du clocher lors de l'incendie de l'église.

     

    L'après-guerre et la reconstruction


    La campagne filléenne avec, au loin, son clocher en construction ; la campagne est toujours aussi paisible mais au moment où la guerre d'Indochine se termine, le Magreb s'enflamme puis vint la guerre en Algérie.


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    L'après-guerre et la reconstruction


    photo collection particulière


    Les bords de la Sarthe après la guerre, on aperçoit, à droite, les ruines de l'église.

     

     


     

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    12 et 13 AOUT 1956 : CONSÉCRATION DE L'ÉGLISE

     

    "AU COURS DE GRANDIOSES CÉRÉMONIES, CE SOIR ET DEMAIN,

    SON EXCELLENCE, MONSEIGNEUR CHEVALIER, REPRÉSENTANT LE CARDINAL GRENTE

    CONSACRERA L'ÉGLISE DE FILLÉ RELEVÉE DES RUINES."

                                                                                

                                                                              (extrait article du 11 Août 1956 - Ouest-France)

     

     

    AA1 11 aout 1956
     
     
     
     
     
     

    L'après-guerre et la reconstruction

     
     
    Au cours de la 23ème édition des 24 Heures du Mans qui se déroula les 11 et 12 Juin 1955, la course fut marquée par un terrible accident qui coûta la vie à plus de 80 personnes dans les tribunes. Parmi les nombreux blessés hospitalisés (plus d'une centaine) figurait un habitant de Fillé, Monsieur GRANDVAL Emile âgé de 46 ans à l'époque.
     
    (archives Ouest-France du 13 Juin 1955).
     
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    L'après-guerre et la reconstruction

    L'après-guerre et la reconstruction

    Repas organisé en 1956 dans l'ancienne cantine pour le baptême des cloches de l'église après la reconstruction.

    On y reconnait Monsieur Lory, Maire, lisant un discours. Il avait remplacé Monsieur Beunardeau après son décès. A droite, Monsieur Henri Cauquelin.

     

     

     

    L'après-guerre et la reconstruction

     
     
    Le même repas avec au centre portant des lunettes cerclées, Monseigneur Gouet.
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    L'après-guerre et la reconstruction

    Une fête religieuse dans le centre du bourg ; à droite Monseigneur Gouet.
     
     

    L'après-guerre et la reconstruction

     

    L'après-guerre et la reconstruction

    Lors d'une cérémonie au monument aux Morts, à gauche, Bob Lory et à droite Monsieur l'Abbé Albert Coulon.

     
    Ces 4 photos m'ont été aimablement prêtées par Mme Lory Nicole que je remercie ici.
     
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    Pendant ce temps, le pays se relève à peine de ses ruines que se déclenche en Algérie, le ler Novembre 1954, ce qu'on a appelé la "TOUSSAINT ROUGE". Des indépendantistes commettent une série d'attentats dont certains meurtriers : deux soldats tombent sous les balles et l'histoire retiendra surtout le mitraillage d'un couple d'instituteurs dans les Aurès, dont le mari ne survécut pas.

     

     

    L'après-guerre et la reconstruction

     

    Ci-dessus (photo collection particulière) :  Route de la Libération,  Défilé des Anciens Combattants d'Afrique du Nord

     

    Lors de la commémoration du cinquantième anniversaire de la Libération de Fillé en Juillet 1994 avec en tête du cortège, auprès du Maire et portant une gerbe qu'ils déposeront devant la plaque de la route de la Libération (photo ci-contre) : les derniers combattants de la guerre de 39/45, passant devant la prairie ou se trouve désormais le lotissement du Perroquet.

     
    Le conflit algérien se poursuit en 1955 et dans les premiers mois de l'année 1956, les accrochages meurtriers se multiplient. Le point de non-retour est atteint en mars 1956 avec le départ des rappelés pour le début d'une guerre qui va durer six ans. Elle va déboucher en 1962 sur l'indépendance de l'Algérie. Mais pendant six ans, à Fillé, comme dans toute la métropole, de nombreux appelés s'en iront traverser la Méditerranée pour aller se battre en Algérie.
     
     
    Cette génération d'anciens "combattants d'Afrique du Nord" participent maintenant à des retrouvailles dans chaque village, chaque ville, chaque région marqués, certains, par ce conflit qui a laissé des traumatismes.
     

     

    L'après-guerre et la reconstruction de l'église

     

     

    Les Manceaux et les filléens retrouvent la plage de Fillé et les bords de la Sarthe sont (pour quelques temps encore mais pas pour longtemps) une alternative remarquable à l'exil côtier des vacanciers et en 1954, certains d'entre-eux auteurs de la carte ci-dessous écrivent :

     

     

     

    "nous sommes installés à la croix (la croix est à près de l'arbre de gauche sur la plage), nous avons eu le soleil vers la Ferté et depuis le soleil nous suit, espérons le conserver, le patelin est mignon, la pêche est bonne et il y a de quoi nous baigner..."
     
    En effet, il existait un coin de baignade avec des cabines de plage près du passage à gué. Depuis la baignade est interdite dans la Sarthe mais si les baignades d'antan ne sont plus la nostalgie demeure.

    Leur campement est en bas au centre de la photo ci-dessous, le long de la Sarthe où actuellement est aménagé la base nautique de la plaine dite "de Loisirs".
     
     
     

    L'après-guerre et la reconstruction

     

    Après la guerre, un parisien écrit en 1948 à son voisin de palier "je rentre à Paris et nous pourrons parler de nos vacances réciproques qui n'auront pas été immortalisées d'un magnifique soleil d'août habituel" (ma foi en 2008, donc soixante plus tard, il aurait pu écrire la même chose) mais il précise "la pêche bat quand même son plein...". Une autre estivante de la capitale écrivait la même année (il y avait décidément beaucoup de parisiens qui venaient en villégiature à Fillé) : 'Sommes fidèles à notre bon vieux pays sarthois où nous sommes confortablement installés depuis un mois jusqu'au début septembre !"

    Si la nostalgie des baignades d'antan demeure, GERARD CHOISNET nous raconte souvent comment , au hasard d'une de ses promenades, un jour d'été, près du moulin, il fit la connaissance d'un vieux monsieur ému qui lui raconta, dans quelles circonstances, il rencontra celle qui allait devenir sa femme.

    L'après-guerre et la reconstruction

    Peinture sur toile et à l'huile - Christiane Choisnet : Pic-nique sur la Plage à Fillé d'après photo

     

     

    En effet, ils s'étaient connus sur la plage de Fillé car avant la guerre, il y a de cela bientôt quatre-vingt années, certaines écoles du MANS organisaient un voyage à FILLÉ pour récompenser les élèves qui avaient obtenu le baccalauréat. Ils partaient ainsi pour la journée par le petit train qui faisait encore la liaison entre LE MANS et FILLÉ.  Sur place, ils avaient le loisir de visiter la commune, de se promener dans la campagne ou bien alors de se reposer au bord de l'eau. Les plus sportifs avaient même l'opportunité de prouver leur mérite par des jeux nautiques en amont du moulin (on peut encore voir quelques cabines de bain sur certains documents d'époque).

    Les élèves rentraient le soir par le dernier tramway, heureux de leur journée et parfois même heureux pour la vie...
    En effet, c'est dans ce contexte que le vieil homme, tout juste diplômé à l'époque fit la connaissance de celle qui est devenue sa compagne. Il était venu tout simplement là en pèlerinage.





    En Août 1952, un peintre est venu à FILLÉ se mettre au vert. Il résidait "Au Gardon Frétillant" chez notre ami René BELLANGER et lui a laissé quelques œuvres représentant notamment le village de Fillé pur payer son hébergement. Fils d'immigré italien, après un passage aux Beaux-Arts, il fait ses classes à Montmartre. Homme du peuple, il croque volontiers les gens de la rue. Il devient au fil du temps un artiste reconnu et devient l'ami de PIAF, BREL ou encore Maurice CHEVALIER. Les collectionneurs éclairés l'apprécient. Il execute sur commande les portraits de SIMONE SIGNORET, GISCARD D'ESTAING, AZNAVOUR, Jean YANNE...etc.

    Durant son séjour à FILLÉ  où il peint plusieurs tableaux dont notamment un auto-portrait dans une attitude un peu singulière : il est assoupi le long de la Sarthe ou du canal tandis qu'il est à la pêche, il a une bouteille vide bien en apparence auprès de lui tandis qu'une couleuvre lui chatouille les doigts et qu'une libellule s'est posée délicatement sur l'un de ses doigts de pieds.
    Il a peint son hôte et deux pêcheurs avec en arrière plan le moulin de Fillé.
    Il a peint la plage de Fillé avec les cabines de bain qui existaient à l'époque. Belle époque ! Ce sont autant de témoignages d'une vie disparue !

    Le Président des Etats Unis, Lyndon B. JOHNSON acquiert l'une de ses plus belles œuvres du moment devant laquelle il fait la une du NEW YORK TIMES. Ses clients ont pour nom le producteur de cinéma Frank ROSS, l'acteur James STEWART, Henri FORD II et tant d'autres...

    Malgré ce succès, Bernard Locca qui se considère comme un "bon ouvrier de l'œuvre d'art" reste attaché à ses racines bretonnes et à Paris, il a le mal du pays, il revient. Il reste un homme modeste et fidèle en amitié, pas étonnant qu'il est gardé des liens d'amitié à Fillé... Nous les remercions tous les deux pour les souvenirs qu'il nous ont laissé.

    Peinture de Bernard LOCCA (1926-1997) qui est venu peindre à FILLE en 1952.
     

     



     
     
    Sur le tableau ci-dessus que Bernard LOCCA a peint le 13 Août 1952, il a représenté le bourg avec son église et sa flèche fraîchement reconstruite. On y voit des promeneurs mais aussi çà et là des pêcheurs ; dieu merci, à FILLE, le long des berges dès qu'il fait beau, le dimanche, il y a de nombreux promeneurs mais on y voit de moins en moins de pêcheurs... preuve que les loisirs ont changé.
     
     
     

    L'après-guerre et la reconstruction

    Il a peint notre ami René avec ses rames de bateau et sa cigarette.


     

    "Après la pluie, le beau temps" chantait Ray Ventura. La France, ses tickets alimentaires digérés, reprend goût à la vie et à la fête et l'on sent chez le français moyen une frénésie d'amusement, de rire et de gaîté. A FILLÉ, La jeunesse n'est sans doute pas en reste, Fillé, où les beaux jours revenus, on peut s'attarder le long de la rivière et du canal pour regarder les pêcheurs en fredonnant un air connu de Bourvil "le pêcheur au bord de l'eau abrité sous son chapeau est heureux et trouve la vie belle..." tandis que les "amoureux s'bécotent sur les bancs publics..." (Brassens). 
     

    L'après-guerre et la reconstruction

    Partout, les bals de quartier, les assemblées se multiplient...

    comme à Fillé :

     
    Chaumière pour un bal populaire derrière l'église.
     
     
     
     

    L'après-guerre et la reconstruction

    FILLE FIN DES ANNEES 50 : à la vue de cette photo, on comprendra mieux ce que l'enfouissement des réseaux réalisé en 2000 a apporté à l'esthétique du bourg.

    Dans les années 50, l'usine du Mans RENAULT embauche à tout va pour tenir les cadences. La production s'accélère avec le succès des voitures comme la 4CV, la frégate, la Dauphine. C'est le temps béni du plein emploi et beaucoup de jeunes gens quittent la terre pour "embaucher" à l'usine, travailler aux 3 x 8.

    Les 22 et 23 Mai 1955, des gelées provoquent des dégâts considérables dans la Sarthe.

    Février 1956 fut le mois le plus froid du XX° siècle, un froid anthologique particulièrement intense deux ans après l'hiver 1954 qui fut également terrible (on se souviendra de l'hiver 54 pour l'hécatombe qu'il provoqua parmi les sans-abri).

    Après un printemps très frais qui ne fut qu'une sorte d'hiver prolongé, l'été 1956 pouvait être qualifié de "pourri" avec des températures automnales. On a relevé une température de 3°2  à FILLE, le 15 Août 1956 (température minimale) tandis que dix jours plus tard, les 24 et 25 Août 1956, ce sont de fortes pluies qui se sont abattues provoquant des inondations. L'hiver 1956/1957 fut également précoce avec des températures très basses en Novembre.

    Bref, l'année 1956 fut catastrophique surtout pour les agriculteurs, les récoltes de blé, notamment, furent détruites. Certains, en Sarthe, désespérés de voir leurs récoltes anéanties par les conditions climatiques ne purent surmonter cette malédiction et mirent fin à leurs jours. Ce fut le cas, hélàs, pour le père d'un charmant Monsieur - octogénaire aujourd'hui - qui possède une petite résidence à Fillé.

    La loi du 4 Août 1956 institue un fonds de secours aux victimes des calamités et sinistres.

    Le 13 Janvier 1960, après une courte mais intense vague de froid, une énorme tempête de neige se déclenche de la Normandie à la région Poitou-charente et à l'Aquitaine, tout l'Ouest du pays est bloqué et l'on mesure 17 cm de neige au Mans. Octobre et novembre 1960 sont très pluvieux et extrêmement agités avec un défilé incessant de zones de mauvais temps en provenance de l'Atlantique après les inondations catastrophiques du Limousin, au début du mois d'octobre, d'autres crues se produisent dans le Nord-ouest (notamment dans la Sarthe) le 31 du mois d'octobre.


     

     
    L'après-guerre et la reconstruction
     
     
     
    (photo : inondation en périphérie du Mans) Source : Météo Paris).
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    En 1964, après des pluies verglaçantes le jour de Noël, une autre courte mais intense vague de froid déferle sur toute la France et paralyse notamment les régions du Nord-Ouest. On relève une température de - 21 ° au Mans entre le 27 et le 29 Décembre. 
     
    L'après-guerre et la reconstruction
     
    photos collection particulière (ci-dessus et ci-dessous)
     
    L'après-guerre et la reconstruction
     
     
     
     
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  • BREF APERÇU DE MANIFESTATIONS DIVERSES DEPUIS TRENTE ANS

     

     

     

    Commémoration du cinquantième anniversaire de la Libération de Fillé le 8 Août 1994.

    Passage des véhicules d'époque jeeps et autres véhicules militaires américains sur la route de la Libération.

    Défilé des anciens combattants le 8 Août 1994 pour le cinquantième anniversaire de la Libération. 

     

    En juin 1995, première ouverture au public à l'occasion de la journée nationale des moulins en présence de François Fillon, Président du Conseil général de la Sarthe et député de la circonscription de Sablé

     

    et des bénévoles de l'association. A droite, le Maire présente les différentes phases de la restauration.

     

    "Inauguration de la roue du Moulin. Manifestement, le député de la quatrième circonscription, Monsieur François Fillon, était heureux d'être à cette inauguration de la roue du moulin. Il s'est, en effet, attardé pendant près de deux heures sur le site. François Fillon est un habitué des lieux. L'année dernière, le ministre avait déjà fait le déplacement pour participer à la première ouverture au public de la commune, dans le cadre de la journée nationale des moulins." 

    extrait d'un article O.F. du 15 Juin 1996

     

     

     

    Inauguration de la nouvelle roue à aubes en présence de Monsieur et Madame COSNIER, à gauche, derniers meuniers, de Monsieur François FILLON au centre, député de la circonscription et de Messieurs Gérard CHOISNET et Denis HERBRETEAU, respectivement maires de Fillé et de Guécelard.

     

    La chorale "La clé des chants" dans les années 90 avec à gauche, Roger Belle chef de chœur.

    donne un concert à la MTL.

     

     

    Toujours à la MTL, lors d'une soirée du club de Loisirs sur le thème du Mexique,

    les chanteurs donnent de la voix sur leurs connaissances musicales mexicaines ...

     

     

     

     

    Au fil du temps, au début des années 2000, le succès des Bouillonnantes ne s'est jamais démenti. La troupe charmait les spectateurs dans le cadre du futur site de MoulinS'Art.

     

     

     

     

    Et, ci-dessous, soirée festive à la Beunêche

     

     

     

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  • ET MERCI A TOUS

    ET MERCI A TOUS

     

     

     

     

     

    Etre  Maire, c'est donner beaucoup de son temps et lorsque l'on y a consacré presque vingt ans de sa vie, on sait de quoi on cause ... c'est beaucoup donné mais, Dieu merci, ce n'est pas sans recevoir et merci à tous ceux qui nous ont transmis des témoignages, des photos anciennes.

    Grâce à deux ou trois "historiens", je me suis découvert un goût effréné pour les vieux apiers dormant dans une mairie rurale. Nous avons passé des heures formidables à fouiller des registres dont il fallait d'abord secouer la poussière du temps. Ces amoureux du passé ont su faire naître en moi les prémices d'une passion dont je suis encore possédée.

    Merci à tous pour avoir épluché quantité d'archives en soulevant la poussière de l'oubli.

    A l'heure de la retraite, j'ai cru qu'il était bon de faire partager tous ces souvenirs transmis puis, ensuite accumulés dans les fonds de tiroirs. 

    Pour ma part, j'ai puisé mes sources auprès de :
    - la Médiathèque du Mans auprès des ouvrages traitant de l'histoire du Maine.

    - concernant les actes de résistance des scouts de la Sarthe, auprès du livre "100 visages de la Résistance et de la Déportation en Sarthe de Joseph Estèves.
    - auprès de certaines revues culturelles publiées par  la VIE MANCELLE ET SARTHOISE ainsi que de MAINE DECOUVERTES pour ce qui en est de la partie plus générale ancienne sur l'histoire du Maine.

    J'ai puisé d'autres sources sur les articles locaux de la presse régionale,  aux archives paroissiales ainsi que sur Internet sur les sites de la Bibliothèque Nationale de France - Gallica. Certaines photos notamment de l'incendie de l'église en 1944 ont été remises au moment du cinquantième anniversaire de la reconstruction de l'église par la paroisse de Fillé sur une cassette.

    Les cartes postales anciennes de Fillé sont de ma collection personnelle.

    Pour le reste, j'ai puisé mes sources auprès des archives de la Mairie de FILLE S.S. et des divers documents (très nombreux documents qui ont été remis en main propre à Monsieur le Maire et en son temps) documents dont je remercie ici les généreux donateurs  ; à savoir :

     

     

     

    HOMMAGE TOUT D'ABORD A RENÉ GAIGNON L'HISTORIEN DE FILLÉ DÉCÉDÉ LE 7 AVRIL 2018, IL AIMAIT TANT SON VILLAGE DE FILLÉ, IL ÉTAIT LA MÉMOIRE VIVANTE DU VILLAGE MAIS IL S'EST ÉTEINT A 94 ANS.

     
    Donc merci à René  pour ses documents notamment, entre-autres, les témoignages de 8 personnes, huit anciens qui ont vécu la Libération de Fillé et, hélas, les évènements dramatiques de l'incendie de l'église et du presbytère qui ont fait suite à l'altercation. Ces témoignages de la mémoire vivante d'un village livrés sur une cassette remis à GERARD CHOISNET sont des archives très précieuses car ces personnes sont pour la plupart décédées depuis.

    Certains dont Messieurs M.... et T....... s'étaient cachés dans les champs qui bordaient les dernières maisons du bourg au lieudit BEAUSOLEIL et ont vécu des moments interminables d'angoisse et d'excitation sous les feux nourris des combattants. Ils nous ont livré avec une mémoire étonnante le récit, heure par heure des évènements de ces journées des 7 et 8 Août 1944.

    Livrés à l'occasion des fêtes commémorant le cinquantième anniversaire de la Libération, ces témoignages tellement émouvants des derniers témoins de cette histoire de la Libération de Fillé nous rappellent également que même en temps de paix  la Liberté et la Démocratie sont des combats de tous les jours. 



    Merci aussi à René pour le petit livre qu'il a donné à Gérard sur la vie d'Henri VALLÉE.

    René était né à FILLÉ et avait grandi rue du Passeur où son père était sabotier. Il est l'un des seuls survivants de cette génération à connaître l'histoire de FILLÉ depuis ces quelques quatre-vingt dernières années.

    Merci à Pierre GOUET qui a exposé une trentaine de pages de données chronologiques de l'histoire de Fillé et du canton (2005-2006) et qui a remis un exemplaire de ce recueil au Maire de Fillé en 2007 suite à des recherches qu'il a effectuées auprès de la BNF, des archives départementales ainsi que sur des ouvrages historiques de diverses associations et auxquelles il a consacré plus de mille heures.

    Il a dû malheureusement quitter Fillé pour raison de santé et nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

    Merci à Madame Dominique Laporte-Beucher pour le mémoire de maîtrise de lettres concernant l'histoire de Fillé, du parler de Fillé et des quelques anecdotes au sujet de Buffes où elle habite d'ailleurs ; elle se reconnait filléenne de coeur bien qu'habitant sur la rive opposée à la rivière Sarthe.
    Merci pour l'exemplaire de cet ouvrage qu'elle a remis au Maire de Fillé.

     

    :Merci à Madame Cottrel F. pour sa mémoire de licence à l'Université du Maine en 1998 concernant le passage d'eau sur la paroisse de Fillé. Nous la remercions pour le magnifique exemplaire de cet ouvrage qu'elle a remis à G. CHOISNET et dans lequel elle reconnaît avoir été accueillie de nombreuses fois, en Mairie, toujours avec beaucoup de sollicitude par le Maire et sa secrétaire. 

    Merci aux amis de la revue des Moulins de la Sarthe et notamment à André Coutard pour l'aide précieuse qu'il a apportée au Maire au moment de la reprise par la commune du site du Moulin de Fillé et d'avoir consacré un abondant article dans la revue d'Avril 1996 sur les MOULINS DE LA SARTHE tout en soulignant les efforts de la commune pour conserver ce patrimoine local.

    Merci également à l'Association des amis pour la Mémoire et la Notoriété de Louis Harel de la Noë

    et, particulièrement à Monsieur François Lépine qui a entretenu avec le Maire depuis les années 90 de bonnes relations et qui nous a transmis leur ouvrage et leurs documents. Nous retiendrons le slogan du bulletin d'Harel n° 3 : "Le travail en équipe, ce n'est pas l'addition des efforts, mais leur multiplication".

    Merci à Pierre GOREYES et Frank BOURIEN de l'Association pour la Sauvegarde des Oeuvres
    d'Art d'HAREL de LA NOË pour leurs messages si sympathiques.

    Merci aussi à notre cher ami regretté René BÉLLANGER avec une pensée pour MARIE, nous garderons en mémoire les discussions joyeuses autour d'un verre, à l'occasion des coups de fils donnés au "GARDON FRÉTILLANT". "
    Le comptoir d'un café est le parlement du Peuple" écrivait Balzac, il est vrai qu'autour d'un verre, les gens refont le monde  et le bar-restaurant de Marie était si accueillant.

                                                                                  
    Au "GARDON FRÉTILLANT", nous aimions l'atmosphère "vieux bistrot" et MARIE qui plaçait des cônes de papier en guise de bouchon sur ses bouteilles. Elle enroulait ses papiers avec une telle dextérité.... c'était (déjà) une autre époque.                                        
    Et nous l'aimions bien aussi MARIE.
     
                                                      
     
    Merci à Frédéric PIQUET et son gentil message ainsi que pour les pastels et dessin qu'il m'a transmis et dont il m'a autorisée la publication dans ce blog.
     
    Merci également à sa sœur Colette pour m'avoir autorisée à publier d'anciennes photos de classe, du mariage de ses parents en 1946 et d'une communion en 1959 et pour m'avoir transmis un diaporama sur Picasa Web de magnifiques photos prises en Octobre 2011 lors d'un de ses derniers séjours à Fillé.

     

    Merci aussi à Pascal du PUY en VELAY en lui souhaitant bon courage dans ses recherches généalogiques afin de retrouver tous ses ascendants parmi les familles LE BOINDRE de FILLÉ et de LA FERTE-BERNARD.
     
    Merci à Nicole pour m'avoir autorisée la publication dans ce blog de diverses photos de l'immédiat après-guerre.
     
    Merci à Madame Marie-Christine PATERNE pour l'intérêt qu'elle a porté au site ainsi que pour la photo qu'elle m'a adressée de la boulangerie du centre-bourg, en 1936, après que le bâtiment ait été rénové et agrandi par ses grands-parents Monsieur et Madame Lelasseux. Ses grands-parents et ses parents ont occupé la boulangerie de 1929 à 1975.
     

    Merci enfin à tous les visiteurs de ce site qui m'ont félicitée et encouragée à continuer.

     

    Enfin : Rendons hommage à notre dernier meunier, Raoul COSNIER, disparu le 22 Avril 2008 qui n'aura pas eu le temps de voir la rénovation complète de son moulin. Il s'était entendu, en 1995, avec Gérard Choisnet, Maire, pour le louer à la commune : Un privé (notamment américain) était intéressé pour y fixer son lieu de résidence secondaire. A son grand désespoir, la préférence a été donnée à la commune : volonté du Maire de l'époque  - Gérard CHOISNET - de garder ce patrimoine dans le domaine public puis, sa démarche ensuite auprès de la communauté de communes en lui demandant de porter une réflexion de développement autour de ce patrimoine. Acquisition enfin, en 2000, par la Communauté de communes dont nous remercions aujourd'hui les élus qui ont cru en lui, en son projet ! Oui, ce fut le début d'un long combat cette réalisation qui se déroule aujourd'hui sous vos yeux même si l'on peut contester certains choix d'architecte... Oui, ce fut le début d'une belle AVENTURE....

     

     

    ET MERCI A TOUS

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